Republier
Libye

Libye: Haftar annonce la deuxième phase de l'offensive anti-jihadistes à Derna

Le maréchal Haftar avait annoncé le lancement d'une première offensive pour la «libération» de Derna, le 7 mai 2018 à Benghazi.
© Abdullah DOMA / AFP

Le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est libyen, a annoncé lundi le début de la deuxième phase de l'opération de Derna, qui vise à chasser les extrémistes de cette ville. Le même jour, les forces de Khalifa Haftar sont entrées dans la ville par trois axes. Plusieurs quartiers de Derna sont désormais sous le contrôle de ses forces. En libérant Derna des jihadistes, l'est libyen sera entièrement sous la coupe du maréchal qui a combattu les jihadistes à Benghazi et sa banlieue. Alors que la guerre contre les islamistes à Benghazi a duré près de trois ans, les choses à Derna paraissent prendre une tournure plus rapide.

L'entrée des forces de Khalifa Haftar dans certains quartiers de la ville de Derna, lundi, était accompagnée d'un soulèvement contre les extrémistes par une force formée d'habitants de la ville. Cette force a joué un rôle important dans cette avancée rapide des forces de Khalifa Haftar dont elle est suppléante.

Cet avancement a permis au maréchal d'annoncer le début de la deuxième phase de la libération de la ville de Derna : « En ces instants historiques et décisifs, dans notre longue marche de lutte honorable contre le terrorisme, nous annonçons le début de la deuxième vague de libération de la ville de Derna, pour porter à tous les Libyens la bonne nouvelle de l'approche de l'heure de la victoire et de la libération, avant d'annoncer Derna comme ville libre du terrorisme et sous la protection de l'armée et des forces sécuritaires. »

Khalifa Haftar, pendant son court discours, avait donné dix commandements aux membres de son armée et des forces suppléantes. Il les a surtout appelés à assurer la sécurité des civils. Il a également appelé à respecter la loi et à ne pas commettre des actes de vengeances contre les prisonniers. Lors de la conquête de Benghazi, des exécutions sommaires et des actes de torture avaient été commis par des officiers contre des prisonniers de guerre.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.