Kenya: manifestation contre la centrale à charbon de Lamu

Des manifestants défilent dans les rues de Nairobi pour protester contre la construction d'une centrale à charbon, le 5 juin 2018.
© REUTERS/Baz Ratner

Des activistes kényans s'opposent à l'exploitation des mines de charbon et à construction de la première centrale à charbon du pays. D'une capacité de 1050 mégawatts et d'un coût de deux milliards de dollars, la future centrale de Lamu, au bord de l'océan Indien, est très controversée. A l'occasion de la journée mondiale de l'environnement, une petite centaine de citoyens, activistes et défenseurs des droits de l'homme manifestaient hier contre le projet dans le centre de Nairobi...

Le charbon, c'est du poison... Vêtus de noir et portant des masques de squelettes, les activistes disent non à l'énergie fossile.

« Nous adressons ce message au président de la République du Kenya, au gouvernement, et à tous les partenaires internationaux impliqués dans le projet. La fumée générée par cette centrale est dangereuse pour la santé des communautés locales, les eaux usées rejetées dans la mer menaceront la vie marine. La ville de Lamu est classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Nous ne pouvons laisser ce projet détruire Lamu », exhorte Hussein Khalid, directeur de l'ONG Haki Africa.

La construction de la centrale, soutenue et en partie financée par la Chine, devait initialement commencer en 2015. Dans le but, selon le gouvernement, de pallier à la demande grandissante du pays en électricité. Mais elle a été différée à cause de nombreuses controverses. Et selon Jim Hedi, un manifestant, elle est inutile...

« Le charbon est connu pour être très polluant. On voit ce qui se passe en Afrique du Sud, et ailleurs sur le continent. Donc nous n'en voulons pas au Kenya. Et nous n'en avons pas besoin, car nous avons déjà assez de sources d'énergie. Nous avons, le soleil, nous avons le vent ! »

Le Kenya est en effet un champion des énergies renouvelables, 80% de la production électrique du pays en est issue. Un titre menacé par le projet de centrale de Lamu selon de nombreux experts, qui doutent de la viabilité du projet face à des énergies vertes qui coûtent de moins en moins cher.

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