Un scandale de corruption à un milliard secoue la Kenya Pipeline Company

La compagnie Kenya Pipeline Corporation pourrait se voir accuser d'un énorme scandale de corruption.
© capture d'écran KTN

C’est un scandale sans précédent qui est en train d’éclater au Kenya. Une enquête a été ouverte à la Kenya Pipeline Company pour des soupçons de corruption portant sur 95 milliards de shillings, soit environ 950 millions de dollars. Une nouvelle affaire alors que plusieurs cas de corruption défraient la chronique depuis plusieurs semaines au Kenya.

Dans un pays où la corruption est endémique, le cas de la KPC pourrait atteindre un triste record. Le bureau du procureur général enquête sur 27 projets menés ces quatre dernières années dont les sommes atteignent quasiment un milliard de dollars.

Les enquêteurs de la Commission anti-corruption ont perquisitionné les bureaux et domiciles de plusieurs employés, ainsi que de Charles Tanui, l’ancien PDG de la Kenya Pipeline Company.

L’actuel président de la KPC, Joe Sang, a confirmé que trois salariés de la société avaient été envoyés en congés le temps de l’enquête. Mais il a nié tout détournement de fonds. « Nous avons suivi toutes les procédures légales, aucun argent n’a été perdu », a déclaré le PDG ajoutant que l’entreprise avait enregistré un bénéfice d’environ 12 milliards l’an dernier. « Ce ne sont pas les chiffres d’une société mal gérée », a-t-il déclaré.

Cette affaire éclate alors que les scandales de corruption se succèdent les uns après les autres. Notamment celui du National Youth Service, avec une cinquantaine de mises en examen.

Le président Kenyatta, longtemps accusé de passivité contre la corruption, s’active au quotidien pour montrer qu’il veut enrayer le phénomène. Il a demandé à tous les responsables des services achats et comptabilité des ministères et agences publiques de se mettre en retrait. Une circulaire suspendue temporairement par la justice.

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