Burkina Faso: appel du Ciné Guimbi au financement participatif pour boucler les travaux

Extrait de la vidéo présentant sur la page Facebook du Ciné Guimbi la campagne de financement participatif lancée sur la plateforme Ulule: les travaux vont bon train.
© www.facebook.com/cine.guimbi

La disparition des salles de cinéma en Afrique n'est plus une fatalité. A côté des réseaux Canal Olympia, du groupe Bolloré, des projets indépendants voient le jour. C'est le cas du Ciné Guimbi à Bobo Dioulasso, au Burkina Faso, avec un projet de reconstruction porté par le cinéaste et producteur helvético-burkinabè Berni Goldblat. Une première phase de travaux a été menée. Pour lancer la seconde, Berni Goldblat lance un appel au financement participatif.

Le chantier a bien avancé puisque le gros-œuvre de la petite salle est terminé, nous explique Berni Goldblat. Pour sécuriser le chantier et poursuivre les travaux, le cinéaste lance une campagne de financement participatif.

Ecoutez Berni Goldblat au micro de Sophie Torlotin
08-06-2018 - Par RFI

«Entre le 8 juin et le 16 juillet on lance sur la plateforme Ulule un financement participatif où tout un chacun peut se connecter et aider à la mesure de ses moyens, entre un euro et 10 000 € la poursuite du chantier du Ciné Guimbi. Il y aura, évidemment, des contreparties. Par exemple, en donnant un euro on finance une place pour un jeune de Bobo, lorsque la salle sera ouverte. Comme on aura deux salles on a 498 sièges en vente. Une bonne partie de ces sièges ont déjà été vendus, mais il reste encore des sièges qu’on va mettre en vente durant la campagne».

Le lien sur la plateforme Ulule pour aider le Ciné Guimbi

Une campagne soutenue par des personnalités comme les comédiennes Aïssa Maïga et Sonia Rolland ou encore Roukiata Ouedraogo, actrice et humoriste burkinabè, poursuit Berni Goldblat. « On espère que d’ici quelques années il y aura vraiment tout un réseau de salles de cinéma indépendant en Afrique de l’Ouest ». Le producteur espère ouvrir la petite salle du Ciné Guimbi en mars prochain, à l'issue du Fespaco qui fêtera ses cinquante 50 ans.

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Bobo-Dioulasso, deuxième ville du Burkina peuplée de près d'un million d'habitants, ne compte aucun cinéma. Or c'est dans cette ville qu'avait ouvert en 1956, avant l'indépendance, le premier cinéma géré par un Africain, dans un quartier qui n'était pas réservé aux colons. Et c'est l’architecte Jean-Marc Lalo qui a dessiné les plans du futur bâtiment d'inspiration sahélo-soudanaise, avec un dôme en fer forgé.

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