Macky Sall veut se rendre à la Coupe du Monde en Russie, polémique à Dakar

Le président sénégalais Macky Sall prévoit de se rendre en Russie pour la Coupe du Monde. Polémique à Dakar.
© REUTERS/Kim Kyung-Hoon

C'est un débat diplomatique. Le président français Emmanuel Macron ira en Russie si la France se qualifie pour les demi-finales du mondial. La Première ministre britannique Theresa May va boycotter l'évènement après l'empoisonnement d'un ex-espion russe sur le sol britannique. Quant à Macky Sall, il va lui passer douze jours en Russie. Le président sénégalais sera officiellement en vacances. Un séjour « longue durée », sujet tabou dans la classe politique mais qui commence à faire crisser des dents au sein de l'opposition.

« On ne critique pas quand il s'agit de l'équipe nationale. » Déclaration anonyme d'un des journalistes les plus puissants de la place. Annoncés le 24 mai, les douze jours de vacances du chef de l'Etat sont le sujet tabou du moment. « Le hors-jeu flagrant de Macky » a néanmoins titré cette semaine le quotidien d'opposition Walf. Pour Babacar Gaye, porte-parole du Parti démocratique sénégalais d'Abdoulaye Wade, le président sort de son rôle : « Un président de la République n'a pas vocation à aller supporter une équipe nationale, et avec sa famille, et avec ses amis. »

Au sein du gouvernement, comme de la présidence, on ne souhaite pas s'exprimer au micro sur ce déplacement. « Le président est libre de prendre ses vacances quand il le souhaite », glisse un proche de Macky Sall qui ajoute qu'« une rencontre avec le président Poutine pourrait avoir lieu ».

Babacar Gaye estime que ce déplacement, privé, va couter cher aux contribuables. « Macky Sall ne peut pas utiliser les ressources publiques pour aller en villégiature au moment où il y a une crise politique latente en perspective de l'élection présidentielle de 2019 », estime-t-il.

Des critiques balayées par la présidence qui estime que le président Macky Sall « n'utilise pas les moyens de l'Etat », que « l'avion est mis à sa disposition ». Ce proche du chef de l'Etat conclut : « l'opposition parle de ça car elle n'a pas de thématiques. »

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