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RDC

RDC: des experts alertent sur l'influence grandissante du groupe armé NDC-Rénové

Une vue aérienne du relief du territoire de Walikale, dont le NDC-Rénové contrôlerait une grande partie selon un rapport d'experts (photo d'illustration).
© Photo MONUSCO/ Myriam Asmani

Le NDC-Rénové, groupe armé congolais du chef rebelle Guidon, sous sanctions de l'ONU depuis février dernier, a « considérablement étendu sa zone d'influence » dans le Nord-Kivu. C'est l'une des conclusions du dernier rapport du comité des sanctions de l'ONU rendu public cette semaine. Selon ce rapport, le groupe compte désormais entre 1 200 et 1 250 combattants actifs, contrôle désormais de « grandes parties du territoire de Walikale », une part « non négligeable » de celui du Lubero et des zones « moins étendues » dans le Rutshuru et le Masisi, tirant profit de « l'absence de l'armée congolaise dans la région » et de « ses relations avec certains éléments de cette armée », les FARDC.

De tous les groupes armés actifs dans le Nord-Kivu, le NDC-Rénové est désormais « celui qui contrôle le territoire le plus étendu », selon ce rapport. Comment l'expliquer ? Le groupe est très « discipliné » écrivent les experts. Il « fonctionne comme une armée » avec « entraînement » et « parade militaire chaque matin ».

Il tire aussi profit de « l'absence de l'armée congolaise » dans ces zones relèvent les experts, qui s'inquiètent même d'une forme de collaboration entre le groupe armé et les FARDC. Des ex-combattants leur ont confié avoir « reçu pour ordre strict (...) de s'abstenir de toute action militaire » contre de l'armée congolaise. D'autres ont évoqué des rencontres « régulières » entre « certains commandants » du groupe armé et des officiers FARDC pour parler « stratégie ». Des témoins cités dans le rapport parlent même de « patrouilles mixtes ».

Les experts ont pourtant documenté de nombreuses violations de droits des populations vivant dans les zones contrôlées par le NDC-Rénové : « recrutement d'enfants », « exécutions sommaires », « travaux forcés » et « taxes illégales », sur l'or notamment, dont le commerce reste « la principale source de financement » du groupe selon une source onusienne, « au profit du Rwanda et de l'Ouganda voisin ».

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