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Tchad Justice

Tchad: la grogne des professions libérales du secteur judiciaire se poursuit

Soldats tchadiens devant le tribunal de Ndjamena (image d’archive 2007).
© Thomas SAMSON/Gamma-Rapho via Getty Images

Au Tchad, les professions libérales du secteur judiciaire maintiennent la pression sur les autorités pour faire juger les auteurs de la fusillade en direction du palais de justice de Doba. Il s'agit de l'ancien gouverneur et des responsables de la gendarmerie de cette région du Tchad qui ont tiré sur le véhicule d'un avocat qui venait de récupérer des prisonniers libérés par la justice. Tout le personnel judiciaire s'est mis en grève depuis dix jours pour protester et, malgré le limogeage du gouverneur, avocats, huissiers et notaires n'entendent pas reprendre le travail tant que lui et ses complices ne sont pas traduits en justice.

L’ancien gouverneur de la région du Logone oriental, Adam Nouki Charfadine, a été limogé de son poste, mercredi 6 juin. Cet acte du chef de l’Etat a été interprété comme une réponse à la grève des magistrats, avocats, huissiers et notaires qui sont vent debout contre cet administrateur qui a fait attaquer le palais de justice de Doba pour capturer des citoyens libérés par une décision de justice.

Cependant, pour les professionnels de la justice, le gouverneur et les responsables de la gendarmerie de cette ville du sud du Tchad doivent être rapidement être mis à la disposition de la justice.

« Aujourd’hui, ils ont tiré au palais de justice. Demain, ils iront tirer à l’Assemblée nationale et les jours suivants, ils vont tirer à la présidence de la République. Est-ce que ça doit attendre ? Est-ce que le gouverneur, le commandant de Légion, son adjoint et le commandant de la compagnie bénéficient de l’immunité ou bien sont- ils tellement puissants ? Quel que soit votre groupe, un Etat est au-dessus de toute corporation, de tout groupuscule », a tenu à souligner Maitre Alain Kagonbe, du barreau de l’ordre des avocats.

Au cours de la conférence de presse donnée samedi, avocats, huissiers et notaires ont maintenu leur mot d’ordre de grève, à la suite des magistrats. Une posture qui compromet la tenue de la première cession criminelle de l’année qui devrait démarrer lundi 11 juin.

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