La tension reste vive entre le Somaliland et le Puntland

Les tensions sont vives entre le Somaliland (carte) et la région autonome du Puntland en Somalie.
© Abdullah Geelah/English Wikipedia

La tension reste vive entre le Somaliland, territoire qui s'est autoproclamé indépendant en 1991, et le Puntland voisin qui appartient à la Somalie. Les armées des deux camps se sont affrontées directement à plusieurs reprises depuis le début de l'année. Fin mai, des combats à l'arme lourde dans la zone frontalière contestée de Tukaraq ont fait de nombreuses victimes, sans que le bilan ne soit connu. Des violences sans précédent. Depuis, pas de reprise des hostilités, mais le climat reste exécrable entre les deux parties et la communauté internationale peine à calmer le jeu.

Le Puntland déclare qu'il n'y aura pas de négociations à moins que le Somaliland retire ses troupes de son territoire, soit la zone de Tukaraq, revendiquée par les deux camps.

Garowe demande à ses citoyens de ne pas se rendre au Somaliland et à ses étudiants déjà installés là-bas de rentrer au pays. Annonce suite aux propos controversés de l'opposant Faysal Ali Warabe, qui a estimé que les jeunes Puntlandais suivant un cursus scolaire au Somaliland constituaient une menace.

Le Somaliland, lui, refuse de retirer ses soldats. Les autorités ont réprimé des manifestations, arrêté des journalistes, coupé deux chaînes de télévision. Quinze organisations africaines de défense des droits de l'homme ont dénoncé ensemble des atteintes à la liberté d'expression.

La communauté internationale a tenté d'apaiser les tensions, sans succès pour l'instant. « Les Nations unies sont très engagées en Somalie et donc mal vues par le Somaliland. Et les Occidentaux ont peu de prise », explique une bonne source, qui juge la fermeté du Somaliland contre-productive pour sa recherche de reconnaissance internationale.

Pour autant, les Occidentaux n'ont pas encore prévu de sanction. « Mais si ça continue nous pourrions revoir notre position », confie un diplomate. Or le contexte n'est pas propice. Les élections au Puntland sont prévues l'an prochain. Le président Gas semble vouloir se représenter et ne peut pas se permettre d'être faible. Son homologue du Somaliland, Muse Bihi, élu en novembre, a lui choisi une ligne dure depuis son début de mandat.

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