Togo: la société civile fait une proposition de sortie de crise

(Photo d'illustration) Rassemblement de Togolais pour réclamer l'alternance politique, à Lomé, au Togo, le 5 octobre 2017. (Photo d'illustration)
© MATTEO FRASCHINI KOFFI / AFP

Plusieurs organisations de la société civile togolaise, syndicats et organisation de la diaspora se sont retrouvées ce week-end à Lomé pour réfléchir à une sortie de la crise togolaise. La journée de réflexion est assortie d'un mémorandum qui fera l'objet de plaidoyer auprès des facilitateurs de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest.

Ce sont des organisations syndicales, des confessions religieuses, des bonnes volontés individuelles et des organisations de la diaspora togolaise qui se sont donné rendez-vous à ce forum de Lomé. La crise ouverte le 19 août dernier perdure. Les Togolais présents à ce forum ont réfléchi et identifié les causes de cette crise.

« Nous avons identifié le problème de mauvaise gouvernance, souligne le professeur David Dosseh, président du front citoyen Togo debout. Nous avons aussi mis l'accent sur le fait que les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales ont même fait l'objet de plusieurs accords qui ont été signés auparavant. Toutes ces réformes n'ayant pas été mises en exécution font que le Togo se retrouve dans une situation vraiment difficile. »

Depuis le début du processus de démocratisation entre 1990 et 2018, 26 dialogues ont été initiés entre les acteurs politiques. Le 27e est en cours, piloté par deux facilitateurs désignés par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest : les présidents Nana Akufo-Addo du Ghana et Alpha Condé de la Guinée.

« Etat de méfiance »

Pour contribuer à la sortie de crise, les participants au forum de Lomé font la proposition suivante : « Il y a un état de méfiance de la population vis-à-vis de ses dirigeants et elle ne peut être réparée que s'il y a des institutions de transition qui viennent remettre de l'ordre dans les institutions de la République et surtout maintenant organiser des élections que nous voulons transparentes, une fois pour notre pays », explique Pierre Kpodar, coordinateur de la coalition de la diaspora togolaise.

Ces propositions contenues dans un mémorandum feront l'objet de plaidoyer auprès des facilitateurs, des organisations sous régionales et internationales.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.