RDC: un nouveau pic de l’épidémie de choléra

Un membre de la Croix-Rouge congolaise explique aux enfants à Kinshasa les symptômes de l'épidémie et les précautions à prendre, le 18 janvier 2018. re
© JOHN WESSELS / AFP

En République démocratique du Congo (RDC), l’épidémie de choléra continue de s’étendre. Dans la seule province du Kasaï-Oriental, 808 cas dont 53 décès ont été rapportés, depuis le début de l'année. Après une résurgence à la mi-mars, la maladie connaît un nouveau pic, depuis une semaine.

Avec ses deux millions d'habitants, la ville de Mbujimayi est la plus grande et la plus peuplée du Kasaï-Oriental. C'est un des foyers les plus touchés par l'épidémie de choléra. Dix-huit décès ont été rapportés pour la seule journée du vendredi 15 juin.

Selon Emmanuel Rinck, responsable des opérations en RDC pour l'ONG Solidarités International, l'épidémie s'explique tout d'abord par le manque d'hygiène et d'infrastructures.

« Cela se transmet par notamment des diarrhées, des vomissements et surtout les mains sales. C’est une maladie que l’on appelle souvent la maladie des "mains sales". C’est très contagieux. Cela se transmet aussi par l’eau et par la nourriture. Cela se transmet très facilement », a-t-il expliqué.

Pour contrer cette absence d'eau potable, Solidarité International joue sur deux tableaux. Elle tente de prévenir et de guérir la population.

« Dans les cas de crises comme celle-ci, ce qu’on met en place, ce sont des chlorations au niveau de tous les points de captation d’eau. La population de Mbujimayi puise une grande partie de son eau le long du fleuve et évidemment cela se transmet parce que l‘eau n’est pas traitée. Il y a donc cette action près de l’eau et il y a aussi une action en termes de santé. La maladie se traite bien. Normalement, une fois que les gens sont en institution, cela se traite assez bien. Par contre, s’il n’y a pas de traitement, on peut mourir dans les 24 heures ou 48 heures », a ajouté Emmanuel Rinck.

Mbujimayi n'est pas la seule ville touchée puisque d'autres foyers d'épidémie sont observés dans la province de Sankuru, à Bena Dibele au Kasaï, à Ipamu dans la province du Kwilu, à Fizi dans le Sud-Kivu et à Kibua dans le Nord-Kivu.

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