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RDC

RDC: ouverture d’une session extraordinaire au Parlement

Le palais du peuple, le parlement congolais.
© RFI/Habibou Bangré

C’est une demande du président Joseph Kabila : en République démocratique du Congo, les parlementaires sont convoqués en session extraordinaire à partir de ce mardi à l'Assemblée et au Sénat. Plusieurs temps forts sont attendus et notamment l’examen de plusieurs projets de loi, mais également un discours du chef de l'Etat.

Le temps fort le plus attendu de cette session extraordinaire sera sans conteste le discours à la nation du président Joseph Kabila. La date n’est pas encore connue et il a jusqu’au 19 juillet pour parler. Ce sera donc dans tous les cas avant l’ouverture du dépôt des candidatures pour la présidentielle le 25 juillet et alors que cela fait des mois que l’opposition, qui le soupçonne de chercher un moyen de briguer un troisième mandat, lui demande de dire clairement qu’il ne sera pas candidat et de désigner son dauphin.

Autre moment fort et attendu, et qui n’est pas sans lien, l’examen d’un projet de loi sur le statut des anciens chefs d’Etat. Un texte dans les tiroirs de l’Assemblée depuis trois ans, sans être examiné. A l’époque, c’était l’initiative du sénateur Modeste Mutinga, qui venait de claquer la porte de la majorité présidentielle. Un texte qui est ressorti du placard donc avec un certain empressement début juin. Entre temps, il a été modifié. On attend la nouvelle version. Ce texte définit les garanties légales et financières accordées aux anciens chefs d’Etat. Sur les quatre présidents qu’a connus la RDC depuis son indépendance, Joseph Kabila est le seul à être encore en vie.

Enfin autre point à l’ordre du jour : la nomination d’un membre de la Cour constitutionnelle pour remplacer Félix Vunduawé, nommé au Conseil d’Etat, et qui était le dernier représentant de l’opposition au sein de cette Cour. Cette cession doit également permettre d’examiner un texte de loi controversée sur les défenseurs des droits humains.