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Madagascar

Madagascar: le président interpelle ceux qui continuent de manifester

Le président malgache Hery Rajaonarimampianina s'est adressé aux manifestants sur sa chaîne YouTube (photo d'illustration)
© AFP/Simon Maina

Le président de la République interpelle les meneurs des manifestations de la place de 13-Mai, lieu emblématique des contestations dans le centre de la capitale. Alors qu'un nouveau Premier ministre et les nouveaux membres du gouvernement ont été nommés, dans les rues d'Antananarivo, certains députés de l'opposition et manifestants continuent de se mobiliser quotidiennement. Dans une vidéo publiée sur sa chaîne YouTube vendredi soir, Hery Rajaonarimampianina s'est adressé directement aux partis politiques et aux syndicats qui poursuivent ces manifestations.

La nomination d'un Premier ministre de consensus et l'obtention d'une petite dizaine de ministères pour l'opposition n'ont pas permis de mettre un terme à la contestation.

Si les députés du Mapar, parti d'Andry Rajoelina, ont quitté la place du 13-Mai depuis plus d'une semaine, les députés du TIM de Marc Ravalomanana, indépendants et syndicats poursuivent les manifestations. Ils réclament toujours le départ du chef de l'Etat. C'est à eux que le président Hery Rajaonarimampianina s'est adressé sur sa chaîne YouTube.

« La résolution de la crise est le fruit d'un accord politique qui s'est concrétisé par la nomination d'un Premier ministre et des membres du gouvernement. Que chacun tienne la parole qu'il a donnée. Je pense qu'il est excessif de maintenir cette situation de crise politique. La perte de temps à cause des grèves incessantes est indigne. C'est pourquoi je dis qu'il y en a assez de prendre en otage la patrie et d'abêtir le peuple malgache. Il nous faut affronter avec calme les élections transparentes demandées. Que chaque parti contrôle ses membres et affronte avec courage et dans le calme les élections. »

Des élections qui doivent avoir lieu cette année, mais aucune date n'a encore été annoncée par le gouvernement. Fin mai, la Haute Cour constitutionnelle, la plus haute juridiction du pays, avait exigé que le scrutin se déroule pendant la saison sèche, c'est-à-dire avant la fin du mois d'octobre.

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