Soudan du Sud: la suite des négociations reste incertaine

Salva Kiir (à gauche) et Riek Machar (à droite) (photos d'archives).
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Une deuxième rencontre entre le président Salva Kiir et son rival Riek Marchar aura-t-elle lieu lundi 25 juin à Khartoum, comme l’ont annoncé vendredi les autorités soudanaises ? Les deux frères ennemis se sont déjà rencontré mercredi à Addis Abeba pour tenter d’aplanir leurs divergences. Une rencontre inédite puisque cela faisait deux ans qu’ils ne s’étaient pas vus, depuis que Machar, alors vice-président, a fui le pays. Mais vendredi, les deux hommes ont fait savoir qu'il fallait se garder de tout excès d'optimisme.

Une poignée de main entre les deux hommes, mercredi matin à Addis-Abeba, suivie 36 heures plus tard de déclarations pour le moins contradictoires. D'un côté, Riek Machar, leader du principal mouvement d’opposition, affirmant qu’il leur faut plus de temps pour relancer l’accord de paix, bloqué depuis trois ans. Et de l'autre, le porte-parole du gouvernement disant qu’ils en ont assez de Machar, et ne veulent pas travailler avec lui.

Deux déclarations qui font peser le doute sur la volonté des deux belligérants à trouver une solution.

Pour l’analyste politique Aly Verjee, cela montre surtout que le président Salva Kiir et son rival Riek Machar ne sont pas prêts à faire de compromis : « Au final le gouvernement n’a pas besoin de négocier un accord de paix. Il détient le pouvoir. Machar –qui est en exil - ne pose plus une réelle menace sur le terrain. Le gouvernement est surtout préoccupé par sa légitimité internationale. Je pense que l’objectif pour les deux parties - notamment pour le gouvernement – est surtout de montrer qu’ils ont fait suffisamment de progrès pour éviter de nouvelles sanctions ».

Le Conseil de sécurité de l’ONU a en effet menacé d’imposer de nouvelles sanctions si aucun accord politique viable n’est trouvé d’ici la fin du mois.

Selon un analyste politique, la menace de sanctions est probablement la principale raison qui a poussé le président Kiir à venir en personne à Addis-Abeba cette semaine.

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