Burkina Faso: fin du sommet «Africtivistes» à Ouagadougou

Plus de 200 jeunes se sont retrouvés à Ouagadougou, au Burkina Faso, pour participer au deuxième sommet « Africtivistes ».
© REUTERS/Joe Penney/Files

Au Burkina Faso, le deuxième sommet Africtivistes, un sommet des activistes du continent, s'est terminé samedi 23 juin, à Ouagadougou. Ils étaient un plus de 200 jeunes à se retrouver dans la capitale burkinabè pour réfléchir sur la collaboration entre les gouvernements et la société civile. Pour les activistes qui sont, pour la plupart, des cas considérés comme des adversaires politiques, par certains dirigeants africains, il s'agissait d'expliquer au mieux leur rôle, en vue d'une future collaboration sur des projets entrant dans le cadre du renforcement de la démocratie sur le continent.

Pour les activistes du continent, cette rencontre de Ouagadougou a été l'occasion de se pencher sur le type de collaboration avec les gouvernements. Pour Cheick Fall, président de la ligue des Africtivistes, les divergences de vue sur la gouvernance ne doivent pas être un frein à une forme de collaboration entre gouvernements et activistes.

« On est tous dans les mêmes dynamiques pour construire une nouvelle démocratie, mais il faudrait, en même temps, qu’on essaie de se poser pour voir où ils en sont, où nous en sommes et quelles sont les différentes politiques ou feuilles de route des deux camps, afin que l’on puisse trouver le moyen d’aider nos sociétés », souligne le président de la ligue des Africtivistes.

Ce deuxième sommet a permis à plusieurs hommes politiques burkinabè de se familiariser avec le travail des activistes. Tété Ignon, activiste togolais, espère que ce début de communication entre les différentes parties permettra de dissiper les incompréhensions. « C’est un début de dialogue et nous espérons que dans les années à venir, cette clarification-là sera partagée par tous et que les activistes ne seront plus traqués comme des adversaires politiques à abattre ».

La Ligue des activistes africains demande au président Roch Marc Christian Kaboré d'être leur porte-parole auprès de ses pairs pour une clémence envers tous les activistes détenus ou menacés dans le cadre de leurs activités.

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