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Mali

Mali: le poids des religieux dans la campagne pour la présidentielle

Prière devant la Grande mosquée de Bamako en jour de fête de l'Aïd. (Photo d'illustration)
© REUTERS/Joe Penney

Au Mali, à presque un mois de l’élection présidentielle de juillet prochain, un nouveau candidat vient de se déclarer. Leader religieux et maire d’une localité du centre du pays, Cheick Harouna Sankaré se lance dans la course à la magistrature suprême, ce qui porte à plus de 25, le nombre de candidatures déclarées. Cheick Harouna Sankaré a rencontré la presse, samedi 23 juin, pour justifier sa candidature.

Dans une foule, on le reconnaît par sa très grande taille. Le port altier, Cheick Harouna Sankaré explique pourquoi il est candidat à la présidentielle.

« Si je suis candidat, c’est parce que, vous voyez, depuis 2012, notre pays traverse une crise. Il faut ajouter aussi la pauvreté », précise-t-il.

Très populaire, maire de la commune de Ouenkoro, dans le centre du Mali, Cheik Harouna Sankaré est aussi un leader religieux. Mais pourquoi, comme d’autres leaders religieux maliens, s’intéresse-t-il tant à la politique, tant à la présidentielle malienne du mois prochain ?

« En réalité, c’est la politique qui va vers les religieux. Lors des célébrations du Mouloud, lors des grands prêches, nous voyons souvent les chefs de l’Etat, les chefs de file de l’opposition et donc beaucoup de leaders politiques. Il y a beaucoup de gens qui disent : Ah ! Harouna est financé par le pouvoir et donc, au second tour, Harouna va demander aux religieux de suivre le président de la République. Or, ceci minimise ma candidature parce que moi, j’ai confiance en moi », souligne-t-il.

Même si nous sommes dans un pays laïc, le Mali compte plus de 90 % de musulmans. On prête à trois grands leaders religieux l’intention de soutenir ouvertement des candidats à la présidentielle.

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