Togo: les médiateurs appellent pouvoir et opposition à faire des concessions

La candidature du président Faure Gnassingbé en 2020 est le sujet central de la crise que traverse le pays (photo)
© ISSOUF SANOGO / AFP

Les présidents de la Guinée et du Ghana, Alpha Condé et Nana Akufo-Addo, sont dans la capitale du Togo en tant que médiateurs de la Cédéao. Ils ont rencontré ce mercredi 27 juin les représentants du pouvoir et de l’opposition, pour discuter de la crise que traverse le pays depuis près d’un an.

L’enjeu est d’ouvrir la voie à un climat socio-politique décrispé et apaisé, entre pouvoir et opposition. Et pour y arriver, il est donc demandé à chaque camp de faire des concessions.

Trois à choses sont à retenir à la fin de cette journée marathon de la reprise du  dialogue inter-togolais : le gouvernement devra poursuivre les mesures d'apaisement notamment la libération des personnes arrêtées pendant les manifestations. Toutes les villes - Bafilo, Sokodé, Mango - jusque-là interdites de manifestations pourront en faire ; l'actuel Parlement dont le mandat arrive à terme le 19 août prochain selon la Cour constitutionnelle, pourra également poursuivre ces travaux.

Les préparatifs des élections prévues à cette échéance restent suspendus selon le communiqué final tout sachant que ces élections devront se tenir avant la fin novembre 2018.

C'est une étape importante confie, sceptique, un membre de la coalition de l'opposition qui ajoute qu'il faut attendre la mise en oeuvre pour aboutir à un environnement apaisé qui permette d'aborder les questions de fond.

De toutes les manières le processus du dialogue est sur les rails, il se poursuivra par le biais des ministres et ambassadeurs des deux facilitateurs en attendant que les autres points de discorde fassent l'objet de recommandations des chefs d'Etat lors du prochain sommet de la Cédéao.

Les discussions ont commencé après une cérémonie inaugurale très brève à l’hôtel 2 Février. Une cérémonie au cours de laquelle les facilitateurs ont appelé les deux parties à faire des concessions pour aboutir à un résultat consensuel.

Au cours de la cérémonie, le président de la commission de la Cédéao a déclaré que « les facilitateurs soutiendront les acteurs politiques togolais dans la réalisation des réformes constitutionnelles, dans le respect des délais légaux des réformes de la démocratie et des principes de l’Etat de droit ».

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