Emmanuel Macron à Nouakchott pour le sommet de l'Union africaine

Les présidents africains, Roch Kaboré (Burkina), Idriss Déby (Tchad), Ibrahim Boubacar Keita (Mali), Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie), et Mahamadou Issoufou (Niger) autour du président français Emmanuel Macron, le 13 décembre 2017.
© REUTERS/Ludovic Marin

Emmanuel Macron est attendu à Nouakchott ce lundi midi. Le président français doit déjeuner à huis clos avec les chefs d'Etat africains qui participent au 31e sommet de l'Union africaine. Puis il doit avoir une réunion de travail avec les cinq chefs d'Etat du G5 Sahel et le président de la Commission de l'UA. Les deux derniers attentats terroristes au Mali, vendredi à Sévaré et ce dimanche à Gao, donnent à cette réunion de travail un caractère d'urgence.

« Si l'état-major du G5 Sahel a été attaqué, c'est qu'il y a énormément de failles », reconnaît sur France 24 le chef de l'Etat mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz. Officiellement, la force conjointe du G5 Sahel est opérationnelle, mais l'attentat meurtrier de Sévaré, vendredi dernier à l'heure de la prière, montre que cette force conjointe n'est même pas capable de mettre en place un périmètre de sécurité autour de son quartier général.

Et les quelque 420 millions d'euros promis par l'Union européenne en février dernier n'arrivent qu'au compte-gouttes. De bonne source, les 5000 soldats africains de cette force conjointe ne seront pas équipés de gilets pare-balles avant décembre prochain.

Lors de leur réunion de travail ce lundi après-midi à Nouakchott, nul doute qu'Emmanuel Macron et ses cinq homologues du G5 Sahel vont tenter d'accélérer la montée en puissance de ce dispositif multinational.

A terme, le G5 Sahel devrait prendre le relais de la force française Barkhane, qui vient encore d'être visée par un attentat à la voiture piégée, dimanche à Gao. Sans doute Emmanuel Macron espère-t-il pouvoir retirer les soldats français du Sahel avant la fin de son mandat, en mai 2022. Mais ce n'est pas gagné.

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