Nigeria: les questions économiques au menu du deuxième jour de visite de Macron

Le président français Emmanuel Macron s'adresse à des entrepreneurs lors d'un forum organisé par la Tony Elumelu Foundation, à Lagos, le 4 juillet 2018.
© REUTERS/Akinunde Akinleye

La visite d’Emmanuel Macron au Nigeria se poursuit. Le président français a rencontré mardi son homologue Muhammadu Buhari à Abuja, avant une soirée à Lagos. Ce sont les questions économiques qui sont au cœur de cette deuxième journée dans le pays, ce mercredi 4 juillet.

Avec notre envoyé spécial à Lagos, Christophe Boisbouvier

Le président français a participé ce mercredi à un forum économique, organisé dans un grand hôtel de Lagos par la Fondation Tony Elumelu, du nom d’un homme d’affaires nigérian qui a fait fortune dans la banque.

Il a répondu aux questions de quelques hommes d’affaires nigérians. Lors de cet échange en anglais, avec des phrases courtes et des témoignages, le président français a beaucoup insisté sur la nécessité pour chaque entrepreneur d’avoir de l’initiative, de l’indépendance.

Il a notamment prix son exemple, argumentant qu’il devait sa réussite au fait de ne pas avoir écouté les gens qui lui disaient de prendre son temps, de ne pas être trop pressé. « Soyez vos propres entrepreneurs, vos propres leaders », a-t-il lancé à ses interlocuteurs, au cours d’un discours très libéral.

Migrations et croissance

Le chef de l’Etat français a répondu aussi à des questions assez politiques de la part de ces hommes et femmes d’affaire de Lagos. « Quelle est la réaction de l’Europe aux migrations ? » a demandé une femme d’affaires de Lagos. Le président français lui a répondu en développant l’idée selon laquelle l’Europe ne peut pas accueillir tous les migrants économiques qui viennent d’Afrique.

Il s’est aussi de nouveau aventuré sur le terrain de la démographie. Il a répété cette fameuse petite phrase qu’il avait dite il y a un an, lors d’un G20 à Hambourg, « quand, dans un pays, les familles font en moyenne 8 enfants chacune, vous pouvez avoir un taux de croissance de 5%, vous n’y arriverez pas. Je brise les tabous ». Tout cela a été dit en anglais. Mais c’était la répétition de la fameuse phrase d’il y a un an à Hambourg.

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