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Guinée

Guinée: polémique autour de la restructuration de la Céni

Opération de vote à Conakry, en Guinée. Février 2018.
© RFI / Carol Valade

Le Parlement guinéen a voté une loi restructurant la Commission électorale nationale indépendante. Sa composition passe de 25 à 17 membres. La majorité et l'opposition disposeront chacune de sept sièges, la société civile de deux et le dernier représentant sera celui de l'administration. Une composition qui fait polémique.

C’est une restructuration qui ne fait pas l’unanimité au sein de la classe politique, mais qui est aussi mal appréciée par la société civile. Puisque désormais, pour être représenté à la Céni, il y a des critères rigoureux à remplir.

La première condition : il faut avoir participé aux deux dernières élections nationales et législatives de septembre 2013 et la présidentielle de 2015. La seconde : il faut disposer d’au moins de deux députés à l’Assemblée nationale.

Si les deux poids lourds, le RPG au pouvoir et l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, n’ont pas de soucis à se faire, tout comme l’UFR de Sidya Touré et l’UDG de Mamadou Sylla, les autres crient au complot.

Selon eux, les critères pour être membre de la Céni ont été taillés sur mesure. Désormais, la nouvelle Commission électorale sera composée de 17 membres au lieu de 25 actuellement : sept de la mouvance présidentielle, sept de l’opposition, deux de la société civile et un membre désigné par l’administration.

Si l’opposition souhaite que cette nouvelle structure entre en fonction avant les prochaines législatives théoriquement prévues avant la fin de l’année, un responsable de la mouvance, lui, dit : « Mettons d’abord la structure en place, après on verra ». Néanmoins, les deux blocs sont d’accord pour que les futurs commissaires qui seront désignés aient chacun une expérience en matière électorale.

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