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Madagascar

Madagascar: des candidats déclarés ou pressentis en campagne avant l'heure

La Céni se dit «impuissante» face à cette situation de pré-campagne.
© Laure Verneau/RFI

Alors que la date du premier tour de l'élection présidentielle a été fixée au 7 novembre la semaine dernière, plusieurs candidats ont déjà entamé une tournée dans le pays à la rencontre des électeurs. Et ce alors que la date officielle de la campagne électorale n'est que le 8 octobre. La Commission électorale nationale indépendante en appelle à la « responsabilité » et à la « sagesse » des candidats.

Candidats déclarés ou pressentis, la course à la présidentielle semble avoir déjà commencé. C'est le cas notamment pour l'ancien président de la Transition, Andry Rajoelina, prenant des bains de foule dans différentes localités du nord et de l'est du pays depuis 15 jours. Une tournée qu'il effectue en jet privé et hélicoptère.

L'ancien chef de l'Etat Marc Ravalomanana a lui aussi entamé depuis plusieurs semaines des rencontres avec la population. Quant à l'ancien Premier ministre Jean Ravelonarivo, il fait publier dans certains journaux un encart aux aires d'affiche de campagne électorale.

« Des campagnes avant l'heure » que le président Hery Rajaonarimampianina n'a pas manqué de critiquer. « Ceux qui rassemblent les gens croient qu'ils vont gagner », a-t-il lancé dans une vidéo publiée sur sa chaine YouTube jeudi. Des critiques que ses détracteurs lui renvoient. Car si le chef de l'Etat entretien encore le flou sur sa candidature, ces derniers jours il enchaine les inaugurations d'infrastructures rassemblant plusieurs centaines de personnes.

Face à cette situation, la Céni se dit « impuissante » puisqu'aucune loi ne régit ces pré-campagnes. Un vide juridique qui pose un problème d'égalité des chances entre les prétendants à la présidence. La campagne officielle étant réglementée, notamment en ce qui concerne les fonds utilisés, ce qui n'est pas le cas de ces pré-campagnes.