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Burkina Faso

Procès du putsch raté au Burkina: récit du moment-clé par l'adjudant-chef Rambo

Le général Gilbert Diendéré au premier plan (g) à côté de l'ancien ministre des Affaires étrangère Djibrill Bassolé. Ils sont les principaux accusés dans le procès du putsch manqué de septembre 2015.
© AHMED OUOBA / AFP

À l'audience du procès Diendéré ce vendredi 7 juillet, l'adjudant-chef Moussa Nèbié, dit Rambo, a donné des détails sur l'arrestation et la séquestration du président Michel Kafando et quelques membres du gouvernement de la transition. Et à quel moment selon lui, le général Gilbert Diendéré est entré en jeu. Tout en regrettant ce qui s'est passé, l'adjudant-chef Moussa Nebié souligne que cela est l'une des conséquences de multiples crises au sein de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle.

Dès le début de son interrogatoire, l'adjudant-chef Moussa Nebié, alias Rambo, a reconnu sa participation à l'arrestation des autorités de la transition : « Dans l'après-midi du 16 septembre 2015, raconte-t-il, le major Eloi Badiel m'a fait appeler et m'a ordonné d'emmener le président Michel Kafando à la résidence sans un coup de feu. ».

Il démarre en trombes et en quelques minutes, il est dans la salle du conseil des ministres. Moussa Nébié reconnait avoir menti à Michel Kafando en lui disant que la présidence était l'objet d'une attaque. Sans s'opposer, le président de la transition est conduit par son propre chauffeur et sa garde au palais présidentiel où il est arrêté. Il sera rejoint plus tard par son Premier ministre selon Rambo.

« Quels étaient vos sentiments après cette mission ? », demande le procureur militaire. « J'ai eu un sentiment de peur, de courage et de fierté. Fierté d'avoir accompli la mission sans tirer un seul coup de feu », répond l'adjudant-chef Moussa Nebié.

Une fois cette mission achevée, le major Eloi Badiel, selon Moussé Nébié,  ordonne de faire venir le général Gilbert Dienderé qui était à son domicile, à quelques kilomètres du palais présidentiel. « C'est très regrettable ce qui s'est passé, mais c'est la conséquence des multiples crises au sein du régiment de sécurité présidentielle », dit la tête baissée, l'adjudant-chef Moussa Nébié, alias Rambo

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