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Mali

Mali: la vie à Gao perturbée par l’augmentation de l’insécurité nocturne

Une rue de Gao, au Mali.
© David Baché/RFI

Au Mali, le banditisme fait rage dans la ville de Gao. Depuis plusieurs mois, les vols de voitures et braquages à main armée se multiplient dans cette ville du nord du pays. Malgré la présence de la police malienne, soutenue par les forces de la Minusma, la Mission de maintien de la paix des Nations unies, les nuits restent dangereuses.

Le soir à Gao, la vie bat son plein. Les boutiques sont ouvertes, la musique résonne dans les rues. Pourtant chaque semaine, les braquages marquent la vie nocturne.

« Nous, on est au cœur du danger, on est tantôt en sécurité, tantôt on se trouve dans une situation très inconfortable. Si les forces du Mali, tous ceux qui sont là pour la sécurité des personnes et de leurs biens, n’arrivent pas à détecter ce qu'on appelle des malfaiteurs, les invisibles continueront toujours à massacrer les populations. Ce sont des inquiétudes énormes », témoigne Abdulkarim Samba, un membre du conseil communal de la jeunesse de Gao.

La criminalité augmente, notamment les vols de voitures, arme au poing. Un véritable fléau pour Oumar Ba, le chef de bureau de la Minusma à Gao : « Essentiellement, c’est le vol de voitures et des tentatives. Qui frappe tout le monde, aussi bien les populations de Gao, les ONG internationales, la Minusma. Ce sont des voitures qui sont volées, qui sortent de Gao, qui se retrouvent ailleurs dans les pays voisins. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a un vol de véhicules qui est organisé, il y a un trafic qui est là, et certainement il faut pousser les enquêtes plus loin pour savoir qui sont les commanditaires et qui sont les bénéficiaires. »

Pour Boubacar Dacka, maire de la ville, il sera difficile d’endiguer cette criminalité, tant que les armes circuleront à Gao : « C’est la prolifération des armes qui fait qu'on assiste toujours à ce banditisme. A partir du moment où il y a eu une guerre, s'il n’y a pas eu une démobilisation, ces armes vont être avec les malfaiteurs. »

Trois ans après la signature des accords d’Alger, le processus de désarmement est toujours au point mort.

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