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Madagascar

Madagascar: un atelier d'information sur les candidatures à la présidentielle

A Antananarivo, ce 12 juillet 2018, premier atelier d'information, animé par le président de la HCC et dédié à la conception du dossier de candidature pour l'élection présidentielle. L'atelier sera dupliqué dans les six autres provinces.
© Sarah Tétaud/RFI

A Madagascar, on en sait enfin un peu plus sur le chronogramme de l'élection présidentielle. Le début de la campagne électorale officielle a été fixé du 8 octobre au 6 novembre. La liste des candidats retenus devrait être publiée au plus tard le 26 août. La période de dépôt des candidatures, aura lieu, elle, entre le 1er et le 21 août. Dans cette optique, la Haute Cour constitutionnelle, la Céni et le Pnud organisaient hier un atelier d'information destiné aux partis politiques et aux candidats. Le but : apporter des éclaircissements sur la constitution du dossier de candidature, conformément au nouveau cadre légal en vigueur.

« Je suis venu ici pour savoir ce qui a changé par rapport à la dernière élection sur les conditions de candidature. »

A l'image de ce chef du Manaranara Fanilo, un petit parti du sud-est de l'île, plus de 200 personnes sont venues s'informer sur les formalités à remplir pour se porter candidat et éviter ainsi une disqualification.

Quatre heures d'explications menées par Jean-Eric Rakotoarisoa, le président de la HCC : « Bon les principales interrogations ont porté sur le problème du parrainage. Ça concerne uniquement les candidats indépendants, qui ont besoin de 150 parrainages. A trouver essentiellement au niveau des communes puisque ce sont les seules personnes élues (puisqu'au niveau des régions et des provinces, pour l'instant, les représentants de l'Etat sont des personnes qui ont été nommées). Ce qu'on a expliqué également c'est qu'une personne n'a le droit de parrainer qu'un seul candidat. »

Mais au-delà des formalités purement administratives, beaucoup de participants qui ont pris la parole ont montré leur inquiétude quant à cette volonté d'organiser des élections coûte que coûte, arguant que ce cadre légal avait été rédigé sans tenir compte des recommandations formulées lors des concertations. Et qu'il n'offrait pas suffisamment de garanties pour que les résultats du scrutin soient acceptés par tous.

« Là on est en train de discuter sur les conditions qu'il faut réunir pour se présenter. Mais ce n'est pas là le problème. Est-ce que tous les citoyens de ce pays sont par exemple sur la liste électorale ? Moi aux dernières nouvelles je n'y figure toujours pas ! Cette liste électorale a toujours été un des maillons des crises [post-électorales] », s'agace Ihanta Fandriamandrato, la secrétaire générale du parti Teza.

Finalement, cet atelier d'information a mis malgré lui en lumière la voix de ceux qui militent pour le report de l'élection présidentielle.

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