Le président érythréen à Addis-Abeba pour une visite historique

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed (à gauche) et le président erythréen Issayas Afewerki (à droite).
© ASHRAF SHAZLY, Sumy SADRUNI / AFP

La réconciliation entre l'Ethiopie et l'Erythrée, encore inimaginable il y a un mois, avance à grands pas. Le président Issayas Afewerki est arrivé ce samedi dans la capitale éthiopienne pour une visite de trois jours, officiellement pour « renforcer la démarche de paix et de coopération » entre les deux pays.

Après la visite historique du nouveau Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed dimanche 8 juillet à Asmara, c'est au tour d'Issayas Afewerki de lui rendre la pareille. Cette visite, une première aussi depuis vingt ans, a une dimension symbolique très lourde pour un président érythréen qui vient sceller à son tour la paix chez le frère ennemi d'hier.

Mais les deux pays ne veulent pas en rester au stade des symboles. Ils ont donc décidé de redoubler d'efforts depuis la main tendue du nouveau Premier ministre éthiopien il y a à peine trois semaines.

Abiy Ahmed et Issayas Afewerki ont mis officiellement fin à deux décennies d'état de guerre entre leurs deux pays lundi en signant une « déclaration conjointe de paix et de coopération », à l'occasion de la visite du Premier ministre éthiopien à Asmara. La veille, ils ont annoncé la réouverture des frontières, ainsi que le rétablissement des communications téléphoniques. Les liaisons aériennes doivent reprendre mercredi, avec un premier vol d'Ethiopian Airlines entre les deux capitales. D'ici-là, l'Erythrée devrait rouvrir son ambassade à Addis-Abeba dès demain en présence d'Issayas Afewerki, selon une radio-télévision proche du pouvoir éthiopien.

Mais surtout, les deux leaders politiques doivent se pencher durant ces trois jours sur des chantiers encore plus complexes : le retrait des troupes éthiopiennes des territoires occupés ; la reprise des relations économiques primordiales pour une économie érythréenne en ruine ; la circulation des personnes et des biens ; ou encore l'utilisation par l'Ethiopie des ports érythréens, une question cruciale.

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