Transports: état d'alerte sur les ponts en Guinée

Le mauvais état des ponts fait la Une des médias en Guinée, comme ici le 6 juillet 2018..
© guineenews.org

En Guinée, les travaux de reconstruction des ponts de Kerouané débutent demain, lundi 16 juillet. Les deux ouvrages se sont effondrés il y a une semaine suite aux intempéries et au manque d'entretien, portant à 5 le nombre de ponts qui ont cédé à travers le pays en moins d'un mois. Le ministère des Travaux publics est à pied d'oeuvre, construisant notamment des déviations afin de reconnecter certaines régions qui se sont retrouvées isolées du reste du pays, avec de graves conséquences économiques. Des mesures d'urgences, pour réparer des dégâts pourtant prévisibles affirment certains.

Depuis deux jours, les ouvriers s'affairent sur la passerelle de Gbessia. près de l'aéroport de Conakry. L'ouvrage menace de s'effondrer comme les ponts de Linsan, Komodou Kéouléndou, Bangouya et Wolono, tombés ces dernières semaines.

« Ce sont des ouvrages qui avoisinent les cent ans, nous explique Saa Yalondé Camara, directeur de l'entretien routier. A l’époque, il n'y avait pas plus de 20 camions et le contenu ne dépassait pas les 10 tonnes. Aujourd’hui, vous avez des camions qui font 45 - 60 tonnes. Et le troisième facteur, c’est les intempéries. Monsieur le ministre des Travaux publics est vraiment déterminé pour pouvoir limiter les surcharges des véhicules afin de pouvoir préserver vraiment les ouvrages que nous avions ».

Des catastrophes pourtant prévisibles, qui ont engendré des pertes colossales selon Chérif Abdallah, représentant des hommes d'affaires de Guinée. « Les commerçants sont en train de perdre beaucoup d’argent, regrette t-il. Il y a beaucoup de marchandises qui pourrissent. Vu la lenteur, vu les trous qui se trouvent sur la route et les ponts abîmés, ça va se répercuter sur le prix des denrées de première nécessité. Et comme vous le savez, il est de coutume en Guinée que, dès qu’il y a un problème, on dit que c’est les opérateurs économiques qui rendent la vie chère, alors que c’est faux ».

Ces ponts ne sont jamais inspectés, soupire un spécialiste qui recommande un état des lieux général pour identifier les dangers et plus de transparence dans la gestion des fonds.

Concernant la passerelle de Gbessia, ce sont des internautes qui ont donné l'alerte.

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