RCA: la justice tente de «retrouver son renom»

La cour a tenu sa première audience lors de l'ouverture de la troisième session criminelle depuis 2016, le 16 juillet 2017 à Bangui.
© RFI/Gaël Grilhot

En Centrafrique, la troisième session criminelle depuis 2016 a débuté lundi 16 juillet. Un moment important pour les populations qui ont soif de justice dans ce pays où les violences font toujours rage et où le sentiment d'impunité est grand. Plusieurs dizaines de citoyens se sont même déplacés pour assister à cette première séance symbolique qui, malgré quelques hésitations, a permis de relancer la machine judiciaire.

Il flottait comme un petit air de rentrée des classes ce lundi matin à la cour d'appel de Bangui. Chacun a repris ses marques, les jurés populaires ont prêtés serment, puis la première accusée - jugée pour meurtre - a été appelée à la barre. L'avocat des victimes et de la défense demandent alors un report faute d'avoir pu consulter son dossier en amont.

Maître Anatole-Max Maïtovo, l'avocat de la Défense reconnaît que comme « on est en train de reprendre les choses », il y a « des carences, des défaillances ». Elles doivent être corrigées pour que la « justice soit vraiment saine » qu’elle puisse « retrouver son blason, son renom » et être « appliquée en tant que telle » en Centrafrique.

Une « expérience vraiment très positive »

Si « les débuts sont toujours un peu difficiles », le procureur général Eric Didier Tambo se réjouit de cette première journée. « On vient de commencer mais d'un moment à l'autre nous aurons atteint notre vitesse de croisière. Notre expérience est vraiment très positive puisque nous avons des dossiers qui sont vraiment bien ficelés. »

Dans ce pays où les institutions sont à reconstruire, cette première journée tâtonnante aura en tout cas marqué la volonté d'un retour au bon fonctionnement du système judiciaire.

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