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Guinée

La répression d'une manifestation à Conakry provoque la colère des syndicats

Des Guinéens manifestent contre la hausse des prix des carburants à la pompe, le 10 juillet 2018 à Conakry.
© RFI/Carol Valade

En Guinée, l'augmentation du prix du carburant à la pompe de 25% n'est pas du goût des forces sociales et des syndicats dont la mobilisation ne faiblit pas depuis le 1er juillet. Hier lundi, des affrontements ont éclaté un peu partout dans la capitale guinéenne entre forces de l'ordre et manifestants à la suite de l'interdiction, par le gouvernorat de la ville de Conakry, d'une marche de protestation dite « marche de la dignité » par ses organisateurs.

« Le dialogue est rompu, la grève est illimitée et lancée, plus de service minimum même dans les hôpitaux, à bas la dictature », s'est exprimé Mamadou Mansaré, porte-parole des syndicats.

C’est par ces slogans que les syndicalistes ont terminé leur rencontre hier dans les locaux de la Bourse du travail où ils s’étaient retranchés après avoir été malmenés par les forces de police alors qu’ils voulaient rejoindre le siège de l’Assemblée nationale.

« Nous avons été violentés par les forces de sécurité, nous avons été gazés, on nous a jeté de l’eau chaude, donc à veut dire que le combat a démarré, alors, il n’y a pas plus de repli, c’est d’aller maintenant en avant », a déclaré Amadou Diallo, le secrétaire général de la CNTG. « Donc, à la guerre comme à la guerre. Ne démordons pas, nous luttons pour une cause commune et juste. »

L’inspecteur général du travail Alya Camara regrette cette radicalisation des syndicalistes et rappelle simplement selon lui quelques règles déontologiques : « c’est toujours grave une grève, quelque soit la grève. Mais une grève générale sans service minimum nous ne pouvons que la déplorer. Je tiens simplement à rappeler que certaines activités ne peuvent pas faire l’objet d’une interruption. Quand on décide d’aller en grève, on doit aussi s’assurer que certaines activités fonctionnent normalement, c’est notamment les hôpitaux. Qu’ils fassent en sorte que les services sociaux et les services essentiels puissent être assurés dans l’intérêt de la population. »

La même journée d’hier a connu d’autres affrontements entre forces sociales et forces de l’ordre dans la banlieue de Conakry où des manifestants ont été arrêtés avant que certains ne soient relâchés, mais placés sous contrôle judiciaire.

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