Présidentielle au Mali: la COCEM déploie un millier d’observateurs dans le pays

A Kidal, des membres de la Céni, la commission électorale indépendante, distribuent les cartes d'électeurs Nina, pour l'élection présidentielle au Mali (photo d'archives).
© AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

Au Mali, plusieurs missions internationales ont déjà déployé leurs observateurs pour le scrutin présidentiel de dimanche prochain. C’est le cas de l’Union européenne, de l’Union africaine, de la Cédéao ou encore de l’Organisation internationale de la francophonie. Mais aucune de ces missions ne couvre l’intégralité du territoire pour des raisons sécuritaires. La COCEM est un regroupement de 5 associations de la société civile malienne, leur millier d’observateurs sera présent partout au Mali.

C’est dans une salle exiguë d’un hôtel discret de Bamako que les analystes de la COCEM compilent les observations jusqu’à la fin du scrutin. Au total, la coalition de 5 associations de la société civile a envoyé 1160 observateurs dans toutes les régions et cercles du Mali, explique Anis Samaadi, du National Democratic Institute, qui finance la COCEM. « Tous les observateurs ont observé les différentes phases du processus de vote, de l’ouverture du bureau de vote, les dépouillements, et l’annonce des résultats au niveau du bureau de vote. C’est par la suite que survient la phase de compilation des résultats, où ça se fait au niveau des cercles et des régions, et au niveau national. C’est vraiment une phase très sensible du processus électoral et c’est une phase qui, selon la loi malienne, n’est pas accessible aux observateurs nationaux. »

Déjà les observateurs soulèvent quelques difficultés ou entorses à la loi électorale concernant la distribution des cartes d’électeurs. « Irrégularités du point de vue de l’éloignement de certaines personnes parce qu’ils ont procédé à des regroupements de certains bureaux au niveau du Centre, qui fait que ça va être très dur pour certains de nos concitoyens de se déplacer et d’aller chercher la carte, affirme Fatoumata Dicko, présidente de la COCEM. La deuxième chose, c’est l’enlèvement des cartes par lots, ou sans procuration. »

Enfin, après la polémique autour du fichier électoral parallèle, la COCEM s’inquiète de la rupture de la confiance des populations dans la crédibilité du scrutin.

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