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RDC

RDC: imbroglio au sujet de la délivrance de visas

En RDC, un document aurait stipulé que désormais Kinshasa n'accorderait plus aux ressortissants français et belges que des «visas humanitaires ou pour soins médicaux».
© CC0 Public Domain

En RDC, un document signé du ministre délégué chargé des Congolais de l'étranger qui a fuité sur les réseaux sociaux a semé la surprise et le trouble jeudi 26 juillet. On y lisait que désormais Kinshasa n'accorderait plus aux ressortissants français et belges que des « visas humanitaires ou pour soins médicaux ». Dans un premier temps, le ministre Illunga signataire a confirmé être à l'origine de cette note à nos confrères de Jeune Afrique, avant de rétropédaler. Le ministre des Affaires étrangères, lui, parle d'un document « nul et non avenu ».

Le document est rédigé sur papier en-tête du ministère des Affaires étrangères congolais, et adressé aux ambassades de RDC. Il stipule que puisque « les ambassades de Belgique et de France n'accordent plus aux Congolais que des visas humanitaires ou pour soins médicaux depuis la fermeture de la Maison Schengen », fin janvier, les ambassades congolaises sont priées de faire de même avec les Belges et les Français « par principe de réciprocité ».

Interrogé par RFI, dans l'après-midi, le ministre Illunga dont la signature figure en bas du document a assuré qu'il s'agissait d'un « faux ». Problème : un peu plus tôt, le même ministre avait confirmé son authenticité à nos confrères de Jeune Afrique, invoquant même pour justifier cette nouvelle restriction, une application stricte de la Convention de Vienne.

Comment expliquer ce rétropédalage ? De sources diplomatiques congolaises, le document n'a en fait « aucune valeur » et le ministre délégué se serait fait rappeler à l'ordre, car il n'est  « pas habilité à donner une telle instruction », qui relève du seul ministre des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu. Ce dernier qualifie, lui, cette note « nulle et non avenue », alors que la RDC et la Belgique sont en pleines discussions pour sortir de la crise autour de la Maison Schengen. D'autres déplorent un « excès de zèle » de la part du ministre délégué. Jeudi soir, en tout cas, ni la France ni la Belgique n'avaient reçu de notification d'une telle décision.

Dernier rebondissement dans la soirée, jeudi, le ministre délégué aux Congolais de l'étranger a finalement diffusé une nouvelle note annulant purement et simplement la précédente. Tout en expliquant à RFI que le document initial était en fait bel et bien authentique et signé de sa main, mais qu'il avait été diffusé prématurément à son insu et sans l'aval du ministre des Affaires étrangères.

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