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Centrafrique: Abdou Karim Meckassoua contre-attaque

Le président de l'Assemblée nationale Abdou Karim Meckassoua, lors d'une conférence donnée dans l'hémicycle de l'Assemblée, à Bangui, le 27 juillet 2018.
© RFI/Gaël Grilhot

Une prise de parole unique jeudi 26 juillet à l’Assemblée nationale de Centrafrique. C’est la première fois en deux ans que le président de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua, prend la parole ainsi devant les médias, son bureau et des députés. Rentré la semaine dernière en Centrafrique après une convalescence de 3 mois en France, il a réalisé une longue intervention d’une heure et demie qui est revenue sur les multiples rumeurs qui courent sur lui, avec pour thématique centrale de cette prise de parole la transparence.

« Je ne me laisserai plus faire » : Abdou Karim Meckassoua a décidé de rompre le silence. Pendant son absence, beaucoup de rumeurs ont circulé. On a annoncé sa mort, une tentative de coup d’Etat ou encore des détournements de fonds. « Je n’ai jamais volé un stylo de l’Etat, jamais. »

Des soupçons qui pèsent malgré tout sur lui et le bureau de l’Assemblée nationale. Abdou Karim Meckassoua a donc décidé de prendre des mesures pour faire toute la lumière sur cette affaire : « Nous sommes les élus du peuple, nous sommes tenus de par notre mission de contrôler l’action du gouvernement. Il n’y a pas de raison que nous-mêmes nous ne créions pas un organe pour contrôler nos propres actions. Et voilà pourquoi dès lors qu’il y a dérive alors il était important de porter ça sur la place publique et de dire que les organes de contrôle soient mis en branle pour faire la lumière sur la gestion de l’Assemblée nationale. »

La transparence, une priorité. Mais il ne perd pas de vue le rôle de législateur du Parlement : « Mon objectif principal aujourd’hui c’est de proposer à l’Assemblée une grande loi sur les victimes. La plus grande masse se trouve en dehors des villages, en dehors des villes et parfois dans la forêt. Et s’il n’y a pas une loi pour encadrer tout cela nos compatriotes vont vivre une déchéance terrible. »

Abdou Karim Meckassoua a profité de cette prise de parole pour réassurer son soutien au président Faustin-Archange Touadéra, et à l’initiative de l’Union africaine.

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