Tunisie: l’ex-garde du corps présumé d’Oussama Ben Laden libéré

Opérations de destruction de la maison de ben Laden, le 25 février 2012 (photo d'illustration).
© REUTERS/Reuters TV

En Tunisie, l’ex-garde du corps présumé d’Oussama Ben Laden a été relâché. Sami Idoudi avait été expulsé d’Allemagne, où il résidait, il y a 15 jours. Là-bas il était classé comme « personne dangereuse ». L’homme avait été arrêté dès son arrivée sur le sol tunisien, pour soupçon d’implication dans des actes terroristes. Et il a donc été remis en liberté provisoire vendredi 27 juillet.

La justice tunisienne n’a trouvé « aucune preuve » de l’implication de Sami Idoudi dans des actes terroristes. C’est ce qu’a indiqué Sofiène Sliti, le porte-parole du pôle antiterroriste, joint par téléphone. Aucune charge n’a été retenue contre lui. Il a donc été libéré, au bout de 15 jours, à la fin de la durée légale de garde à vue. « Mais l’enquête n’est pas terminée, a ajouté le porte-parole. Le dossier est entre les mains du juge d’instruction. »

En attendant, Sami Idoudi, qui nie avoir été le garde du corps d’Oussama Ben Laden, ne peut pas quitter le territoire tunisien. Son passeport est retenu par la justice en attendant la fin de l’enquête.

L’homme avait été expulsé vers son pays d’origine le 13 juillet dernier. Mais immédiatement après un tribunal allemand avait demandé à ce qu’il soit renvoyé en Allemagne, jugeant cette expulsion « illégale ».

En effet le renvoi de Sami Idoudi avait longtemps bloqué. Et cela en raison des risques de tortures encourus en Tunisie. Cette polémique fait réagir Sofiène Sliti : « Nous respectons l’être humain et la présomption d’innocence », répète-t-il. Mais il n’est pas question pour autant de renvoyer Sami Idoudi en Allemagne. « Le parquet et le juge tunisiens sont compétents exclusivement concernant cette affaire », insiste-t-il.

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