Présidentielle au Mali: la délicate étape de la centralisation des résultats

Cécile Kyenge, la chef de la mission d’observation de l’Union européenne observe le dépouillement à Bamako, le 29 juillet 2018.
© REUTERS/Luc Gnago

Aucun chiffre n’est encore disponible au Mali après le premier tour de la présidentielle, ce dimanche. Pas d'indication sur la participation et encore moins sur les résultats. Et moins de 24 heures après la fermeture des bureaux de vote, le pays entre dans une phase délicate : l'heure est à la centralisation des résultats.

Paroles d'électeurs à Bamako
30-07-2018 - Par Coralie Pierret

L'opération de centralisation des résultats se passe bien, selon Bahamane Maïga, secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale. Il n’y pas eu d’incidents ou de retards excessifs.

Jusque tard dans la soirée de dimanche, les accesseurs ont d’abord procédé au dépouillement des bulletins de vote. Maintenant, le grand défi est de regrouper tous ces résultats.

Cette centralisation se fait en deux temps. Pour le moment, nous sommes encore dans la première phase. C’est-à-dire celle où les cercles administratifs centralisent les résultats des bureaux de vote. Ils doivent ensuite les envoyer à Bamako pour la centralisation nationale.

Jusqu'à présent, le ministère de l’Administration territoriale n’a reçu qu’un seul procès-verbal, celui du cercle de Kangaba, au sud de Bamako. Mais il s’attend à en recevoir une grande partie ce lundi soir. Ce sera alors la deuxième étape de la centralisation, au niveau national. Le ministère de l’Administration territoriale espère publier les résultats complets d’ici mercredi soir ou jeudi matin.

Cette centralisation est une étape cruciale pour la transparence du scrutin. Les missions d’observation nationales et internationales se sont battues pour pouvoir assister à chaque étape de cette compilation des résultats. Le gouvernement a d’ailleurs accédé à cette requête.

Tous les observateurs peuvent suivre les activités de compilation des commissions au niveau des cercles. Au niveau national, 10 observateurs seront autorisés : moitié nationaux et moitié internationaux.

Des observateurs qui ont un peu haussé le ton ces dernières heures. La mission européenne attend toujours la liste des bureaux de vote où le scrutin n’a pas pu se tenir. Et la Cocem, une mission nationale, a demandé cet après-midi la publication détaillée de la centralisation des résultats.

Il est important de rappeler que nous sommes en train de passer à une phase supérieure encore plus critique.

Christopher Fomunyoh, directeur régional pour l'Afrique au National Democratic Institute qui observe le scrutin
30-07-2018 - Par Marie-Pierre Olphand

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