La Tunisie s’apprête à accueillir les 40 migrants bloqués sur le Sarost 5

Les quarante migrants bloqués au large de la Tunisie pendant deux semaines.
© InfoMigrants

Après deux semaines bloqué en mer, au large de Zarzis, le navire Sarost 5 devrait finalement avoir l'autorisation d'accoster en Tunisie. Le Premier ministre tunisien, Youssef Chahed, a expliqué samedi devant le Parlement que le pays allait lui ouvrir ses ports pour des raisons humanitaires. Quarante migrants dont deux femmes enceintes se trouvent en effet sur le Sarost 5 que ni la France, ni l'Italie, ni Malte n'ont jusqu'ici accepté d'accueillir.

Le Premier ministre tunisien, Youssef Chahed, annonçait que le refus d'accueillir le bateau jusqu'à présent avait pour objectif de décourager d'autres navires, chargés de migrants, de venir accoster en Tunisie. Cependant, il a ajouté que ces migrants, originaires d'Afrique subsaharienne et d'Egypte, allaient finalement être accueillis pour « raisons humanitaires ».

Mongi Slim, responsable du Croissant rouge de Médenine, prendra en charge ces migrants lorsqu’ils auront débarqué à terre. Joint par RFI ce dimanche 29 juillet, il précisait que le capitaine du navire ainsi que les autorités régionales attendaient l’autorisation de Tunis et que c’était une question d’heures. En attendant, toutes les précautions ont été prises pour accueillir ces migrants dans un centre d’accueil à Médenine.

« Je suppose que le calvaire est fini, maintenant. Dans notre centre, on ne peut pas prendre en charge les migrants plus de deux mois. On leur donne ainsi le temps pour réfléchir et choisir une option, soit le retour volontaire, soit la demande d’asile ou bien, après les deux mois, sortir du foyer et se débrouiller en ville », a précisé le  responsable du Croissant rouge de Médenine.

Tant que les ports en Italie et à Malte restent fermés aux navires qui vivent leurs obligations de devoir porter assistante aux personnes qui sont en détresse en mer, la situation restera compliquée pour la Tunisie notamment, et c' est possible que ce genre de cas se répète. Maintenant, les premiers à en souffrir ce sont les migrants eux-mêmes.

Réaction d'Olivia Santer, militante à Watch The Med-Alarm Phone
30-07-2018 - Par Jeanne Richard

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