Journalistes tués en RCA: le vol crapuleux, première piste évoquée

Mine d'or de Ndassima, en République centrafricaine (illustration).
© REUTERS/Daniel Flynn

Toujours beaucoup de zones d’ombre autour de la mort des trois journalistes russes en Centrafrique. Leurs corps ont été retrouvés mardi au nord de Sibut, ville située sur l'axe Bangui - Kaga Bandoro. Les trois hommes, reporters chevronnés, étaient partis en RCA pour enquêter sur la présence de mercenaires russes. Selon la version officielle des autorités centrafricaines, ils sont tombés dans une embuscade tendue par neuf « ravisseurs enturbannés » qui leur ont volé leur véhicule.

Les médecins qui ont effectué un examen préliminaire des corps, décrivent des blessures par balles mais pas de signe de torture, selon la porte-parole de la diplomatie russe. Maria Zakharova, avait auparavant déploré que l’ambassade russe « n’ait pas été informée de la présence de journalistes dans le pays » et affirmé que le chauffeur des trois hommes n’avait pas été recommandé par un collaborateur de l’ONU. Une version qui diffère avec celle livrée notamment par le rédacteur en chef du site d’investigation TsUR pour lequel les trois reporters menaient leur enquête.

Ce site, financé par l’ancien oligarque russe et opposant en exil Mikhaïl Khodorkovski, est spécialisé dans les enquêtes sur la corruption du régime russe. Sur sa page Facebook, l’homme d’affaires publie un échange de SMS avec un certain Martin (présenté comme un membre de l’unité de maintien de la paix de l’ONU), qui explique qu’il sera à Bambari au moment de l’arrivée des trois journalistes en Centrafrique, mais que ceux-ci seraient pris en charge à l’aéroport par un chauffeur nommé Bienvenu.

Aux dires des employeurs des reporters, ce Martin, devait, entre autres, leur livrer des informations sur les instructeurs russes qui opèrent en République centrafricaine et les aider à filmer les mines d’or de Ndassima au nord de Bambari.

Les photos des journalistes tués exposées devant la Maison centrale des journalistes russes à Moscou. © REUTERS/Maxim Shemetov

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