Soudan: l'opposition divisée sur la question d'Omar el-Béchir et de la CPI

Les déclarations de Sadek al-Mahdi, qui souhaite voir Omar el-Béchir devant la CPI, divisent profondemment l'opposition au Soudan.
© ASHRAF SHAZLY / AFP

Au Soudan, la tempête lancée par les déclarations de Sadek al-Mahdi, chef du parti de l'opposition Oumma, fait encore des vagues. Sadek al-Mahdi, qui préside la plus large coalition des partis et des groupes armés au Soudan, Nida'a al-Sudan, (l'appel du Soudan), avait appelé la semaine dernière dans une interview télévisée à régler le dossier du président Omar el-Béchir devant la CPI. La Cour pénale internationale réclame le président el-Béchir depuis 2009 pour des crimes de guerre et contre l'humanité.

C'est dans le cadre d'une solution politique globale pour le pays, que Sadek al-Mahdi, président de la coalition Nida'a al-Sudan, a appelé à trouver une solution au cas Omar el-Béchir à la CPI. Mais plus d'une semaine après ces déclarations, la colère des groupes armés, membres de la coalition, ne faiblit pas.

En effet, Sadek al-Mahdi ne les a pas consultés avant son intervention télévisée, ce qui a créé des divisions. Ce sont les mouvements armés du Darfour qui se sont montrés les plus virulents contre leur président. Ils l'accusent d'être le bras droit du gouvernement, de vouloir entraver la justice, ou encore de faire avorter la révolution au Soudan.

D'autres tempèrent. Yasser Armane, le vice-président du Mouvement populaire de la libération du Soudan section-nord (MPLS-N) considère qu'aller devant la CPI « suppose d'avoir un discours clair et commun ». Selon lui, les forces de la coalition Nida'a al-Sudan préciseront leur décision concernant Omar el-Béchir et la CPI lors d'une réunion prévue dans deux semaines à Paris.

Se préparer à l'après Omar el-Béchir au Soudan sera le sujet principal de cette réunion parisienne, a affirmé à RFI un responsable du parti Oumma qui précise que la coalition reste soudée malgré cette crise. Le mandat présidentiel d’Omar el-Béchir se termine en 2020 et il faudrait changer la Constitution pour que le président, au pouvoir depuis 27 ans, puisse continuer à être président.

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