Présidentielle au Mali: l'opposition dénonce un «coup d'Etat électoral»

Soumaïla Cissé (C), leader de l'opposition, donne une conférence de presse avec les autres candidats à la présidentielle sortis au premier tour de l'élection, à Bamako, le 6 août 2018.
© REUTERS/Luc Gnago

Les résultats définitifs du premier tour de la présidentielle malienne sont attendus ce mercredi 8 août. Le second tour opposera dimanche 12 août le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta au chef de file de l'opposition, Soumaïla Cissé. Mais les résultats sont loin de faire l'unanimité dans le pays. Plusieurs candidats ont déposé des recours auprès de la Cour constitutionnelle. Signe de ce climat de défiance, 18 candidats de l'opposition ou leurs représentants ont réuni la presse ce lundi 6 août. Ils dénoncent un coup d'Etat électoral.

« Un coup d’Etat électoral », c’est l’expression qui a été utilisée au cours de la conférence de presse à Bamako. Le discours se durcit parce que les 18 candidats ou leurs représentants ont également appelé à la démission du ministre malien de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Mohamed Ag Erlaf, principal organisateur du scrutin. Un scrutin qu’ils qualifient également de « mascarade ».

Par ailleurs pour « dénoncer les fraudes massives », le groupe des 18 organise un meeting à Bamako ce mardi 7 août, et appelle au « rassemblement, à l’unité d'un front », « le front », dit un républicain au cours de la conférence de presse qui s’est transformée un peu en meeting.

Différents intervenants sont revenus sur le déroulement du scrutin. Tour à tour, par exemple, les candidats notamment Soumaïla Cissé, Me Mountaga Tall, Choguel Maiga ou encore Oumar Mariko, ont demandé un recomptage des voix et la publication des résultats, bureau de vote par bureau de vote.

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07-08-2018 - Par Jeanne Richard

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