Congo-Brazzaville: des partisans d'Okombi Salissa fêtent sa libération, à tort

Vue du tribunal de Brazzaville.
© GUY-GERVAIS KITINA / AFP

Pour la deuxième fois, depuis son arrestation en janvier 2017 pour atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat, l'opposant André Okombi Salissa a comparu, jeudi 9 août, devant un juge d'instruction. Des militants qui l'ont vu sortir du bureau du juge ont pensé à une libération de leur leader, nouvelle fêtée pendant une bonne partie de la journée. Sauf que l'ancien candidat au scrutin présidentiel de 2016 a en réalité regagné sa cellule à la Direction générale de la surveillance du territoire. Le juge doit se prononcer prochainement sur son cas.

Le palais de justice a connu une ambiance inhabituelle jeudi 9 août. Des dizaines de partisans d'André Okombi Salissa ont pris sa Cour d'assaut dès le lever du soleil jusqu'à 13h30, l'heure à laquelle l'opposant et candidat malheureux à la présidentielle de 2016 est sorti du bureau du juge d'instruction. Une voiture fumée le transportant, escortée par la gendarmerie, a quitté les lieux aussitôt.

Sans avoir pris la température des déclarations devant le juge de celui qu'ils appellent « Tout bouge », les militants ont crié victoire. Pour eux, Okombi Salissa venait d'être libéré sans jugement.

Ils ont alors improvisé un carnaval à travers la ville. Point de chute, la résidence du leader où il y a eu chants, danses, gorgées de bière et expressions de joie. « Pour nous, c'est une grande joie, une victoire pour la République. Les politiques congolais sont en train de comprendre que sans la réconciliation nationale il n'y a pas un développement rationnel », ont lâché les militants.

Au final, l'avocat Yvon Eric Ibouanga a plutôt déclaré à RFI qu'Okombi Salissa n'a pas été remis en liberté. Il a été entendu et le juge d'instruction prendra une ordonnance dans les jours à venir. Soit pour le renvoyer devant une juridiction, soit pour le libérer simplement.

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