Zimbabwe: demande d'asile en Zambie refusée pour Tendai Biti

Tendai Biti, lors d'une conférence de presse, à Hararé, le 1er juin 2018.
© Jekesai NJIKIZANA / AFP

Au Zimbabwe, le régime poursuit sa reprise en main après les élections du 30 juillet dernier. Le président sortant, Emmerson Mnangagwa, a été réélu avec un score de 50,8% des voix, mais ce scrutin a été terni par les soupçons de fraudes et des violences qui ont coûté la vie à 6 personnes. Loin de prendre ses responsabilités, le pouvoir blâme l’opposition et ses chefs.

Les arrestations se multiplient au Zimbabwe. Ce mercredi 8 août, c’est Tendai Biti, figure de premier plan de l’opposition qui a été interpellé, alors qu’il tentait de quitter le Zimbabwe pour la Zambie où il comptait demander asile.

Selon son avocat, Tendai Biti avait finalement été libéré, et avait pu rejoint Lusaka où sa demande d’asile a été rejetée par les autorités zambiennes. L’ancien ministre des Finances devrait donc être renvoyé à Hararé, à moins qu’il ne fasse une demande d’asile auprès d’un autre gouvernement. Ce jeudi 9 août, son avocat a annoncé qu'il aurait été placé en détention au Zimbabwe, comme le rapporte l'agence de presse Reuters.

Une trentaine d'opposants arrêtés

Une trentaine de membres de l’opposition au moins ont été arrêtés ces derniers jours au Zimbabwe. Certains ont déjà été entendus par la justice, tous sont accusés d’être responsables des violences qui ont éclaté dans la capitale zimbabwéenne après les élections. Selon ses avocats, le Mouvement pour le changement démocratique compte lancer dans les prochains jours un recours pour contester les résultats du scrutin du 30 juillet, jugés frauduleux.

L’opposition a jusqu’à demain pour saisir la justice, ce qui risque de retarder l’investiture du président Emmerson Mnangagwa, programmée à dimanche initialement.

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