Madagascar: atelier contre la corruption dans les communes rurales


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Le BIANCO, le Bureau indépendant anti-corruption, a organisé ce jeudi 9 août un atelier pour lutter contre la corruption au niveau des communes, l’entité la plus répandue dans un pays à 80% rural. La Grande île figure toujours parmi les pays les plus corrompus du monde. Pour l’année 2017, Madagascar a perdu dix places au classement de l’ONG Transparency International pour atterrir au 155ème rang sur 180, derrière le Cameroun ou l’Ouganda. 

Ils sont une cinquantaine de chefs de districts et de maires dans la salle. Avec les représentants du BIANCO, ils viennent chercher des solutions au fléau de la corruption qui gangrène l’administration malgache. Déposer une plainte au commissariat, faire une carte d’identité : tout se monnaye.

Jusqu’au rendez-vous chez le médecin comme nous l'explique selon Heriniaina, maire de Masindray. « Pour avoir une consultation assez rapide il faut payer aussi ! C'est banal cette combine, ce n'est pas uniquement chez nous, ça se passe dans l'ensemble du pays ! Il faut toujours payer, donner quelque chose, comme une sorte de pourboire ! C'est la tradition: si on ne donne rien, on n'a rien ! »

Pour lui, c’est aussi un moyen pour les agents de l’Etat d’arrondir leurs fins de mois. Le SMIC à Madagascar est de 150 000 ariary, soit environ 30 euros.

Pour Benjamina Ratovoson, le directeur du BIANCO à Antananarive, la solution passe donc par la mise en place d’un «standard de service». « C'est une sorte de publication instaurant une transparence an niveau de la commune quand à la gestion de la commune: services rendus, droits ou taxes à payer par les citoyens ou les usagers ; et surtout aussi la publication des recettes et dépenses...»  

Une transparence normalisée qui dissuaderait de commettre des actes de corruption. 

à (re)lire: Lutte contre la corruption à Madagascar: peut mieux faire selon le BIANCO

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