Madagascar: un audit du fichier électoral pour mettre fin aux inquiétudes

Vue d'Antananarivo, le 4 mai 2016 (photo d'illustration).
© Jabin Botsford/The Washington Post via Getty Images

A moins de trois mois de l'élection présidentielle malgache, dont le premier tour est prévu le 7 novembre 2018, plusieurs partis politiques ont exprimé leurs doutes quant à la fiabilité des listes électorales. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a annoncé vendredi 10 août avoir sollicité un audit de ces listes par des experts de l'Organisation internationale de la Francophonie. L’opération doit débuter huit jours plus tard.

Doublons ou électeurs non inscrits, ces dernières semaines les critiques envers le fichier électoral se multiplient. « La CENI est complètement ouverte pour éviter la propagation des rumeurs concernant les doublons. Laissons travailler les auditeurs », indique en réponse Hery Rakotomanana, le président de la commission électorale.

Renforcer la confiance des électeurs dans le processus électoral, c'est l'objectif de cet audit externe. Des représentants de la société civile et des partis politiques sont d'ailleurs invités à participer.

Une liste pas modifiable avant l'élection

« L'esprit de l'audit n'est pas de rectifier la liste électorale, mais de montrer l'état de cette liste », insiste le président de la CENI. Clôturée définitivement en avril, il n'est aujourd'hui plus possible de toucher à ce fichier. La révision annuelle ne peut avoir lieu que du 1er décembre à la mi-mai, selon la nouvelle loi électorale adoptée début avril.

« Ce sera au gouvernement et à la CENI de trouver des moyens pour améliorer cette liste électorale s'il y a des erreurs », souligne Harijaona Andriamoraniaina, l'un des coordonnateurs de la plate-forme de la société civile Rohy. « Quand nous avons été sollicités pour réviser la loi électorale, nous avions suggéré une réouverture partielle du fichier, mais cette proposition n'a pas intégré », poursuit-il.

9 900 000 personnes sont enregistrées sur ces listes. En octobre dernier, le premier audit de l'Organisation internationale de la Francophonie révélait « une faible représentation des électeurs de 35 ans et moins ». Seuls 1 300 électeurs de 18 ans y étaient inscrits.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.