Retrait de Kabila en RDC: la famille de Rossy Mukendi reste prudente

La famille de Rossy Mukendi aux abords de l'avenue de l'Hôtel-de-Ville de Kinshasa après avoir été à la morgue, le 7 avril 2018.
© RFI/Patient Ligodi

En République démocratique du Congo (RDC), le président Joseph Kabila ne briguera pas un troisième mandat. Le camp présidentiel s’est choisi un candidat, Emmanuel Ramazani Shadary. Si la communauté internationale se félicite de ce qui est considérée comme un pas vers la bonne direction, certaines familles des activistes morts pendant les manifestations organisées en début d’année pour réclamer le respect de la Constitution restent prudentes. C’est le cas des proches de Rossy Mukendi Tshimanga, cet activiste tué le 25 février 2018 en marge d’une marche organisée par les laïcs catholiques.

Plusieurs dizaines de personnes participaient à une audience organisée à la cour militaire de la capitale congolaise Kinshasa, dans la commune de Matete. Parmi eux, les activistes et les membres de la famille de Rossy Mukendi Tshimanga, cet activiste tué le 25 février 2018 en marge d’une marche organisée par les laïcs catholiques pour réclamer le respect de la Constitution. Ils attendent justice dans un contexte marqué notamment par l’annonce du nom d’un candidat du camp présidentiel autre que Joseph Kabila : Emmanuel Ramazani Shadary.

« Personnellement, quand je vois toutes ces situations, Rossy était un homme d’analyse, raconte Mireille Kanku, la sœur de Rossy Mukendi Tshimanga. Il aimait beaucoup faire des analyses et il les faisait beaucoup plus avec papa. Ce sont des souvenirs de colère. Pourquoi il était dans ces combats ? Ce n’est pas facile ».

Elections sans machine à voter

Elle considère le fait que Joseph Kabila ne soit pas candidat comme une victoire d’étape. Elle est encore plus prudente quand elle se met dans la peau de son défunt frère. « Je connais quand même sa manière de faire du chemin, poursuit-elle. Même s’il était vivant, je crois qu’il pourrait peut-être dire qu’une partie a été réalisée, mais pas encore la totalité. Or nous, nous avons besoin de voir la totalité et non la partie ».

Et Mireille Kanku veut avoir des élections à la fin de cette année, mais pas n’importe quelles élections. « Libres et transparentes sans la machine à voter, précise-t-elle. Parce que s’il y a des élections avec la machine à voter, c’est qu’il n’y a pas élection ».

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.