«La situation en RDC» au programme du sommet régional de Luanda

Un sommet régionale est prévu mardi 14 août à Luanda, la capitale angolaise (photo d'illustration).
© Getty Images

Luanda accueille mardi 14 août un sommet régional. Ont été conviés selon le ministre angolais des Affaires étrangères les présidents du Congo-Kinshasa, du Gabon, du Congo Brazzaville, du Rwanda, de l'Ouganda, de la Zambie. Principaux points à l'ordre du jour : « la situation en RDC », six jours après que la président Joseph Kabila a créé la surprise en désignant son ex-ministre de l'intérieur Emmanuel Ramazani Shadari pour porter les couleurs de la majorité à la présidentielle, mais aussi le Soudan du Sud.

Lundi 13 août, plusieurs chefs d'Etat n'avaient pas confirmé leur présence à Luanda. C’est notamment le cas du rwandais Paul Kagamé et de l'Ougandais Yoweri Musseveni – qui devraient être représentés par leurs ministres des Affaires étrangères – mais également du Congolais Joseph Kabila, habitué à bouder les sommets régionaux. Son pays figure pourtant en tête de l'agenda.

En annonçant mercredi qu'il ne briguerait pas un troisième mandat, ce dernier s'est allégué d'une partie de la pression de ses voisins. Mais une partie seulement : « Nous sommes satisfaits » a déclaré en fin de semaine dernière le ministre angolais des Affaires étrangères, Manuel Augusto, « mais il reste encore beaucoup de choses à faire. Tous les acteurs politiques n'ont pas le droit de participer au processus électoral », a-t-il souligné, allusion à Moise Katumbi qui n'a pas pu déposer sa candidature.

D'autres hauts diplomates parmi les pays invités à Luanda s'inquiètent eux d'une possible invalidation de la candidature de Jean-Pierre Bemba ou encore que la RDC ne parvienne pas à financer seule l'élection dans les temps, comme elle s'y est engagée.

Victoire d’étape également au Soudan du Sud

Autre dossier à l'ordre du jour : le Soudan du Sud, qui vient lui aussi de connaître une victoire, avec la signature le 5 aout d'un accord de partage de pouvoir entre Salva Kiir et Riek Machar, mais là aussi c'est une victoire d'étape. Un accord similaire signé en 2015 était devenu caduc après une bataille meurtrière à Juba en juillet 2O16, qui avait contraint Riek Machar à l'exil.

L'Union africaine sera représentée à ce sommet par Mohamed Hacen Ould Lebatt, conseiller stratégique spécial du président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat.

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