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Gambie Religion

[Reportage] Les Gambiens se préparent à fêter la Tabaski

Des moutons dans un point de vente pour la Tabaski (Image d'illustration).
© ISSOUF SANOGO / AFP

La fête religieuse de la Tabaski approche, et en Gambie chacun se lance dans les préparatifs. Entre les habits, la nourriture, le mouton à sacrifier, les célébrations représentent un budget très lourd dans un pays où près de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté. Même si beaucoup déboursent pour cette journée plusieurs mois de salaire, ils sont quelques-uns à trouver des tactiques pour essayer de limiter les dépenses.

Sur le bord de la route, les moutons attendent patiemment leurs futurs acheteurs. Musa Kanyi espère vendre sa vingtaine de bêtes d'ici la Tabaski. « On a différents types de moutons, explique-t-il. Ces gros, là-bas, ils sont à 370 euros. Les petits, là, dans les 100 euros ».

Abdul Khalie Muhammad discute avec les vendeurs, examine les animaux mais aujourd'hui, il n'achètera rien. « Je vais aux différents endroits, voir les vendeurs, pour comparer les prix. Et je verrai plus tard où j'irai acheter. Je pense que c'est important, quand on achète, de vérifier que cela vaut l'argent que l'on investit », détaille-t-il.

Pour économiser un peu cette année, Isatou Bunmi a, elle, décidé de tout acheter bien en avance. « Plus on se rapproche de la Tabaski, plus les prix grimpent. Donc il faut un peu de stratégie pour contrôler ce que l'on dépense. On ne peut pas utiliser l'argent économisé sur un an pour tout dépenser pour un jour ! », lance-t-elle.

Certains sont encore plus radicaux dans leurs dépenses. Bakary Jados fête l'Aïd de façon modeste, sans nouveaux vêtements ni gros festin. « Moi je ne suis pas très intéressé par l'achat de mouton. Il est dit dans le Coran que c'est pour ceux qui en ont les moyens. Et je ne vois pas la nécessité de toutes ces autres dépenses extravagantes. C'est un moment où l'on doit être humble. J'ai juste un petit budget pour la fête, surtout des dépenses pour ma fille », témoigne ce père de famille.

Mais ces comportements restent rares, et beaucoup n'hésitent pas à utiliser toutes leurs économies pour célébrer la Tabaski en grande pompe.

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