Madagascar: le président Rajaonarimampianina candidat à sa propre succession

Le président Rajaonarimampianina (photo d'archives).
© REUTERS/Lintao Zhang

Il a fait durer le suspense jusqu’au bout. Vendredi après-midi, le président de la République malgache, Hery Rajaonarimampianina a annoncé son intention de briguer un second mandat. C’était dans l’un des grands hôtels de la capitale, devant les membres de son parti HVM. Une annonce en toute sobriété, loin du show à l’américaine de son désormais concurrent Andry Rajoelina. Le président de la République, dont les déplacements quasi quotidiens ces derniers mois prenaient des allures de précampagne, se présente comme l’homme de la continuité.

« Il y a 5 ans, j’ai fait la promesse de diriger notre pays et on a commencé à écrire une histoire. Une histoire qui va être prolongée puisque c’est votre souhait ! »

A cinq jours de la date limite du dépôt des candidatures auprès de la Haute Cour constitutionnelle, Hery Rajaonarimampianina, président sortant, entre en scène, officiellement : « Je viens de déclarer ma candidature à l’élection présidentielle, tout cela pour la continuité, pour la stabilité à la fois économique et politique [du pays]. Une stabilité qui se travaille et puis qui se gagne tous les jours aussi. »

Dans son discours, le président a énuméré l’éventail des projets lancés durant son mandat. S’il est élu, il espère, dit-il, poursuivre le redressement du pays qu’il a entamé depuis 2014.

« La majorité de la population est consciente que maintenant, on va sortir de la pauvreté, avec les projets structurants qui ont été mis en œuvre, a-t-il déclaré. Je parle de création d’emplois, de création de valeur ajoutée, d’augmentation des exportations, donc tout cela va offrir une croissance durable pour la population malgache. »

Mis en difficulté après une crise politique de plus de deux mois, le chef de l’Etat souffre aujourd’hui d’un manque de popularité auprès de ses concitoyens. Le compte à rebours a donc commencé pour reconquérir le cœur des électeurs. D’après la Constitution, il devra démissionner au plus tard le 9 septembre prochain pour respecter le délai de 60 jours avant le premier tour de la présidentielle.

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