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Soudan

L’opposition soudanaise appelle à des pressions internationales sur Omar el-Béchir

Yasser Armane, membre du bureau exécutif de la coalition Nidaa al-Sudan, à Khartoum, le 12 décembre 2007.
© Photo: Isam Al-Haj / AFP

L'opposition soudanaise appelle la communauté internationale à faire pression sur le président Omar el-Béchir pour qu'il ne se représente pas lors de la présidentielle de 2020. Une grande partie de cette opposition est réunie, depuis vendredi, en région parisienne. Elle est représentée par la coalition la plus large du pays : Nidaa al-Sudan, « l'appel du Soudan ». L’opposition s’est dressée en bouclier pour refuser une candidature qui va à l'encontre de la Constitution de 2005. Cette dernière limite à deux, le nombre des mandats présidentiels.

Yasser Arman, membre du bureau exécutif de la coalition Nidaa al-Sudan et vice-secrétaire général de Mouvement populaire pour la libération du Soudan-Nord en appelle à la communauté internationale, pour exercer des pressions sur le président Omar el-Béchir, afin qu'il ne se présente pas pour un troisième mandat.

« Le parti Congrès national n'a pas le droit de désigner son chef Omar el-Béchir pour un nouveau mandat présidentiel en passant outre la Constitution. Malgré nos réserves sur cette Constitution, nous sommes contre une candidature du président el-Béchir. Il est resté au pouvoir pendant 30 ans. Il a divisé le pays et nous a conduits à la destruction. Actuellement, nous traversons une grave crise économique », affirme-t-il.

Omar el-Béchir est un « empereur de guerre »

« Omar el-Béchir est réclamé par la CPI et ne pourra pas réformer l'économie, ni améliorer les conditions de vie des Soudanais. C'est un empereur de guerre et sa présence signifie encore plus de destructions. Nous allons mener une large campagne au Soudan contre la modification de la Constitution. Nous avons écrit aux Etats-Unis, aux Européens, à l'ONU, ainsi qu'aux organisations internationales des droits de l'homme, pour qu'ils exercent des pressions sur Omar el-Béchir comme celles exercées sur Joseph Kabila en RDC, ce qui l'a contraint à quitter le pouvoir », poursuit-il.

« Nous, à la coalition des forces Nidaa al-Sudan, allons organiser une réunion générale de l'opposition élargie. Une réunion qui regroupera tous les partis de l'opposition à côté des forces sociales composées des jeunes, d'étudiants, des femmes et des agriculteurs. Cette réunion regroupera également les familles des martyrs et les déplacés. Elle aura lieu le plus tôt possible sur le territoire soudanais. »

« Un projet d’avenir »

Ce responsable de l’opposition soudanaise assure : « Nous allons annoncer une nouvelle charte pour lutter contre la candidature d'Omar el-Béchir. Nous appellerons les Soudanais à manifester dans tout le pays. Et dès maintenant, nous appelons notre peuple à sortir contre le régime s'il veut se débarrasser de la faim et de la pauvreté. »

Il conclut :« Nous allons aussi inaugurer le plus grand projet de politique, alternative à celui du pouvoir. Il s'agit d'un projet sur lequel on a travaillé durant quatre ans. C'est un projet complet qui propose de réformer la Constitution, l'économie, la santé, l'éducation. Un projet d'avenir dont on a largement besoin dans la crise économique que nous traversons. »

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