Zimbabwe: au sommet de la SADC, Mnangagwa se félicite du processus électoral

Le président Emmerson Mnangagwa lors d'une conférence de presse à Harare le 3 août 2018.
© REUTERS/Philimon Bulawayo

Le sommet des chefs d'Etat de la SADC, la communauté de développement de l'Afrique australe, s'est ouvert ce vendredi 17 août à Windhoek, capitale de la Namibie. Le pays, organisateur du sommet, reprend la tête de l'organisation, jusqu'alors gérée par l'Afrique du Sud. Au menu des discussions : l'intégration régionale des Etats membres mais également quelques dossiers brûlants comme les processus électoraux à Madagascar, aux Comores, en RD Congo et au Zimbabwe. Le chef de l'Etat zimbabwéen, récemment élu, a d'ailleurs été invité à s'exprimer. L'occasion pour lui de vanter la qualité de son processus électoral.

Face à ses pairs, le président zimbabwéen s’est félicité de la réussite des élections générales du 30 juillet. Un succès qu'Emmerson Mnangagwa n'hésite pas à s'attribuer.

« Les partis politiques ont pu librement faire campagne dans tout le pays. J’ai pris sur moi de diffuser le message de la paix, non-violence, harmonie, unité et d’amour, avant, pendant et après les élections, a expliqué le chef de l’Etat. Un nombre sans précédent de personnes ont pu exercer leurs droits démocratiques pour élire les candidats de leur choix. Dans un esprit de transparence et d’ouverture, nos élections se sont tenues en présence d’un large éventail d’observateurs et de médias du monde entier ».

Le processus électoral s'est pourtant déroulé sur fond de vives tensions. Au moins six personnes ont été tuées lors d'une manifestation de l'opposition, réprimée par l'armée, des dizaines d'autres ont été blessées. Une trentaine de personnes ont été arrêtées.

Suivant mon engagement à ouvrir l’espace démocratique conformément à nos lois, guidé et informé sur les principes de la SDAC, les lignes directrices relatives aux élections, ainsi que la déclaration de l’Union africaine sur les principes gouvernants les élections démocratiques en Afrique. Sur la base de tout ça, les partis politiques ont pu librement faire campagne dans tout le pays.

Emmerson Mnangagwa, le président du Zimbabwe
18-08-2018 - Par Sonia Rolley

La cérémonie d'investiture d'Emmerson Mnangagwa - initialement prévue dimanche dernier - a été suspendue. Cette mesure fait suite au recours déposé par le principal parti d'opposition zimbabwéen, le Mouvement démocratique pour le changement qui conteste les résultats des élections. Ce contentieux électoral pourrait être tranché dès le 22 août prochain, date à laquelle la Cour constitutionnelle prévoit d'examiner ce recours.

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