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Algérie

Algérie: dans les régions frontalières, l'épineuse question de la contrebande

La ville frontalière de Djanet, en Algérie, et sa palmeraie.
© CC BY-SA 1.0/Wikicommons/Toshi73

Le calme semblait revenu dans la ville de Djanet ce mardi 21 août, après les affrontements du week-end. Un jeune homme, contrebandier présumé, et deux autres manifestants ont trouvé la mort. Ces événements interviennent dans un contexte de fermeture des frontières pour lutter contre le terrorisme. Or dans cette région frontalière, la lutte contre le terrorisme a un impact sur la circulation des hommes et sur la contrebande.

« Laisser aux habitants la liberté de circuler dans la région, sans entrave ou provocation ». « Ouvrir les frontières ». Voilà ce qu'ont demandé les responsables locaux de Djanet lors de la réunion avec les autorités militaires ce lundi.

Car la mort d'un jeune, accusé d'être un contrebandier par l'armée, et les affrontements qui ont suivi sont le symptôme d'un malaise des habitants de cette région frontalière avec la Libye, mais aussi des autres régions frontalières du pays.

Depuis la chute des régimes tunisien et libyen, mais surtout, depuis l'attaque du complexe gazier de Tiguentourine, l'Algérie a renforcé le contrôle de ses frontières pour lutter contre le terrorisme. Et sa politique implique aussi d'empêcher la contrebande, notamment de carburant.

En moyenne, depuis début 2015, l'armée algérienne a arrêté plus de 5 contrebandiers par jour, saisi des milliers de tonnes de denrées alimentaires et des millions de litres de carburant.

Sauf que, historiquement, la contrebande de produits alimentaires et énergétiques fait partie de l'économie des familles qui vivent dans les régions frontalières. Une économie aujourd'hui très affaiblie, et qui n'a pas pu être renforcée par l'entrée des habitants sur le marché du travail classique.

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