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Zimbabwe

Zimbabwe: les avocats de l'opposition plaident devant la Cour constitutionnelle

Les avocats représentant le leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), Nelson Chamisa, arrivent à la cour pour contester la victoire électorale du président Emmerson Mnangagwa à Harare, au Zimbabwe, le 22 août 2018.
© REUTERS/Philimon Bulawayo

Au Zimbabwe, tous les regards sont désormais tournés vers la Cour constitutionnelle. La Haute Cour s’est penché mercredi 22 août sur l’élection du président Emmerson Mnangagwa. Une élection contestée par l’opposition. Le chef de l’État a été élu avec 50,8% des voix mais la principale formation d’opposition, le Mouvement démocratique pour le changement de Nelson Chamisa parle de fraude et a saisi la justice.

Devant les neuf juges de la plus haute cour du pays, les avocats de l’opposition ont exigé l’annulation des élections. Ils ont longuement énuméré les irrégularités qui, selon eux, ont entaché le processus électoral : votes supérieurs aux nombres d’inscrits dans certains bureaux, résultats parfaitement identiques dans une 15e d’autres, résultats qui n’ont pas été affichés, ou alors intimidations.

Selon l’avocat Thabani Mpofu plusieurs dizaines de milliers de votes sont litigieux. « Mon argument est qu’avec toutes ces irrégularités qui ont été établies, on ne peut pas entériner ce processus électoral qui a clairement fait l’objet de manipulation. Et quand on additionne les chiffres que je vous ai présentés, un second tour aurait dû être inévitable. »

D’autant plus que le président Mnangagwa n’a été élu qu’avec 50,8% des voix. Une avance suffisamment faible pour que ces irrégularités fassent basculer le résultat final.

Mais pour Thembinkozi Magwaliba, avocat du président Mnangagwa, l’opposition n’a apporté aucune preuve. « Il s’agit d’affirmations risquées et irrecevables, que la Zanu-PF et certains éléments des forces de sécurité ont forcé les habitants de plusieurs villages de voter pour le parti au pouvoir. Mais il n’y a pas de nom, pas de localité, pas de date, rien. Les plaignants font des accusations sérieuses, sans aucun fondement. »

La Cour constitutionnelle rendra son verdict vendredi après-midi.

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