RDC: Ebola a traversé les lignes rebelles au Nord-Kivu, selon l’OMS

Un agent de santé congolais administre le vaccin contre le virus Ebola à une femme qui a été en contact avec une victime d'Ebola dans le village de Mangina, dans la province du Nord-Kivu, le 18 août 2018 (photo d'illustration).
© REUTERS/Olivia Acland

L'épidémie d'Ebola continue de s'étendre dans l'est de la République démocratique du Congo. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé vendredi 24 août avoir recensé un cas confirmé et un cas présumé à Oicha, dans le nord de la province du Nord-Kivu. Une ville située dans une zone de « grande insécurité », ce qui pourrait rendre la lutte contre l'épidémie plus difficile.

Au moins un cas d’Ebola a été recensé par l’OMS à Oicha, dans une zone sous l’emprise des Forces démocratiques alliées, un groupe rebelle ougandais, responsable présumé du massacre de plusieurs centaines de civils depuis 2014.

Un scénario qui « inquiète » l'OMS, explique Michel Yao, responsable des urgences pour le bureau Afrique de l'OMS, actuellement à Béni. Même si l'insécurité ne touche pas directement la ville d'Oicha, mais plutôt le territoire qui l'entoure, la cité reste en « zone rouge ».

Intervention plus difficile des soignants

C'est-à-dire que « pour y accéder, il faut absolument une escorte armée », ce qui rend toute intervention « difficile ». Un scénario que l'organisation « redoutait » depuis un certain temps. En plus des civils tués, l’OMS rappelle que des travailleurs humanitaires, des prêtres et des employés du gouvernement sont actuellement retenus en otage par le groupe armé.

Pour l'organisation, les conflits actifs dans l'est de la République démocratique du Congo constituent un obstacle majeur. « Tous les aspects qui permettent d’arrêter une épidémie sont difficiles à mettre en place dans un contexte d’insécurité », rappelle Michel Yao.

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que l'OMS alerte sur les difficultés rencontrées sur le terrain. Mi-août déjà, l'organisation avait lancé un appel destiné à sensibiliser tant l'opinion que les groupes armés. Dans l’espoir qu’ils n'entravent pas le travail du personnel sanitaire et humanitaire.

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