Liberia: George Weah décore Arsène Wenger et Claude Le Roy

George Weah, ici dans sa résidence de Monrovia au Liberia, le 2 janvier 2018.
© REUTERS/Thierry Gouegnon

Le président du Liberia, George Weah, a décoré vendredi 24 août Arsène Wenger et Claude Le Roy de la plus haute distinction de son pays, la médaille de « Knight grand commander of the humane order of african redemption » (« Grand commandeur et chevalier de l’ordre humain de la rédemption africaine »). Deux entraîneurs français qui ont joué un rôle crucial dans sa carrière de footballeur. Mais ces distinctions sont loin de faire l'unanimité dans ce pays, l'un des plus pauvres du monde.

Les critiques se sont multipliés depuis le début de la semaine, que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans les médias traditionnels, à l’annonce de la décoration d’Arsène Wenger et Claude Le Roy par George Weah.

Cette distinction « ne devrait pas porter sur le lien personnel entre le président et Wenger et Le Roy », s'est indigné le journal Front Page Africa dans un de ses éditoriaux. Un journal qui rappelle que cette distinction, qui date de la fin du XVIIIe siècle, doit en principe distinguer des personnalités qui ont accompli des actes exceptionnels.

Même son de cloche du côté de l'opposition. Darius Dillon, porte-parole du Liberty Party, estime que George Weah « ne devrait pas utiliser la plus haute distinction de la nation pour montrer sa reconnaissance aux personnes qui n'ont joué un rôle que dans sa vie personnelle ».

Sur Twitter, certains simples citoyens jugent également que cela n'aurait pas dû être la « priorité » pour leur président nouvellement élu, alors que le pays fait face à de nombreux défis.

Le ministre des Sports défend son président

Plusieurs soutiens sont montés au créneau pour défendre l'ancienne légende du football aujourd'hui président. S'ils « n’avaient pas exposé George Weah, il ne serait pas la fierté de toute une nation aujourd’hui », a réagi le ministre libérien en charge du sport, Andy Quamie.

Claude Le Roy avait repéré le jeune George Weah alors qu'il jouait au Tonnerre de Yaoundé à la fin des années 80. Il l'avait alors recommandé à Arsène Wenger qui entraînait à l'époque l'équipe de Monaco. Le reste – dont le Ballon d'or 1995, le seul glané par un joueur africain jusqu'ici – appartient désormais à l'histoire.

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